NOUVELLES
13/12/2019 14:57 EST | Actualisé 13/12/2019 14:58 EST

L'opposition et des écologistes demandent à la CAQ d'en faire plus

Ils font valoir que plusieurs États ont pourtant emboîté le pas à la demande d’un groupe d’experts de l’Organisation de l'ONU.

ElcovaLana via Getty Images

QUÉBEC — L’opposition et des organismes écologistes déplorent que le gouvernement Legault n’adopte pas des cibles de réductions des gaz à effet de serre (GES) plus ambitieuses pour 2030.

Ils font valoir que plusieurs États ont pourtant emboîté le pas à la demande d’un groupe d’experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Greenpeace et Équiterre auraient souhaité que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, profite de sa présence au sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, la COP25, à Madrid, pour annoncer des cibles de réduction des GES plus exigeantes, conformément à ce que demandent les scientifiques.

En entrevue avec La Presse canadienne mercredi, M. Charette a toutefois écarté un scénario plus ambitieux pour 2030.

Le Québec s’est fixé comme cible une réduction de 37,5 pour cent des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2030, mais le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) appelle les États à viser les 50 pour cent, pour éviter la catastrophe climatique.

Plus de 70 pays se sont ainsi engagés à réduire encore davantage leurs émissions d’ici à 2030, a fait remarquer Greenpeace Canada, qui exige plus d’ambition de la part du gouvernement Legault.  

En entrevue avec La Presse canadienne depuis Madrid, la porte-parole de l’opposition officielle en Environnement, Marie Montpetit, a aussi réclamé plus de leadership de la part de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Également, la porte-parole d’Équiterre, Caroline Brouillette, a demandé la mise en place de cibles intermédiaires avant d’atteindre le grand objectif de la carboneutralité, zéro émission de GES en 2050.

À voir: la COP25 considérée par certains comme le «point de non-retour»