NOUVELLES
04/10/2018 11:45 EDT | Actualisé 04/10/2018 11:56 EDT

Commerce en ligne: la Maison Simons accueille avec résignation le nouvel accord de libre-échange

La compagnie de Québec lance une nouvelle plateforme de vente en ligne appelée «Fabrique1840»

Radio-Canada

MONTRÉAL — Ardent défenseur de l'équité fiscale dans le secteur du commerce de détail, le président-directeur général de la Maison Simons, Peter Simons, accueille avec résignation les dispositions de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) concernant le commerce en ligne.

Ce traité tripartite prévoit notamment que le seuil de minimis pour les achats en ligne effectués au sud de la frontière — le montant maximum avant lequel un produit est taxé — passera de 20 $ à 40 $.

De plus, le seuil minimal sans frais de douane sera de 150 $, comparativement à 20 $ auparavant.

Sans aller jusqu'à jeter la pierre aux négociateurs canadiens, M. Simons n'a pas caché, jeudi, au cours d'une entrevue téléphonique, que ces nouvelles règles ne constituaient pas un pas dans la bonne direction.

Le grand patron du détaillant québécois y est allé de cette analyse à l'occasion du lancement, à Montréal, d'une nouvelle plateforme de vente en ligne appelée «Fabrique1840» — un nom qui fait référence à la naissance de l'entreprise familiale, qui a vu le jour en 1840, sur la côte de la Fabrique, à Québec.

Cette initiative de Simons vise à mousser, en ligne, tout en prélevant les taxes de vente, des produits d'artisans de partout au pays qui se spécialisent dans un éventail de domaines, comme les objets décoratifs, les accessoires de mode ainsi que la papeterie.

Accompagné de Cécile Branco, la directrice de Fabrique1840, l'homme d'affaires a dit espérer que ce genre de nouvelle initiative incitera les consommateurs à se tourner vers des plateformes d'achat en ligne où l'équité fiscale sera respectée.

Dans la foulée de la conclusion de l'AEUMC, le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) a rappelé qu'une iniquité persistait toujours dans le secteur, estimant à 158 millions $ les pertes annuelles pour le gouvernement québécois liées à la non-perception des taxes en ligne sur les biens tangibles.

Galerie photo  Nouveau magasin Simons aux Galeries de la Capitale: une expérience unique au Canada Voyez les images