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12/02/2020 14:50 EST | Actualisé 12/02/2020 15:41 EST

Ce combat de souris sur un quai de métro élu meilleure photo animalière du monde

On doit ce cliché surprenant au photographe Sam Rowley, gagnant du concours de Wildlife Photographer of the Year.

La scène semble sortie de Ratatouille ou d’un autre bon film d’animation de Pixar. Et pourtant. Le photographe Sam Rowley a immortalisé ce moment dans la vraie vie, sous les néons d’une station de métro de Londres.

Chaque année, on attend avec impatience de découvrir les participants de la compétition Wildlife Photographer of the Year. Et chaque année on est ébahis par ces photos d’animaux capturés dans des situations insolites ou inattendues. En 2020, le cliché ayant suscité le plus de votes du public immortalise deux souris en plein combat, sur un quai de métro londonien.

Sam Rowley, l’auteur du cliché raconte être resté couché sur le sol un long moment avant d’assister à ce moment où des souris se sont mises à se battre pour des restes de nourriture. Et cela donne cette photo:

«Ces souris ne connaissent que le ronronnement constant des trains et la pénombre perpétuelle. La plupart ne verront jamais les rayons du soleil ou le toucher de l’herbe sous leurs pattes», décrit-il sur le site du Museum d’histoire naturelle de Londres qui expose ses photos. «Les tunnels sont un endroit désespérant pour vivre si elles ont besoin de s’affronter dans un combat de boxe pour une toute petite miette.»

Si l’on a tendance à penser aux animaux sauvages et aux étendues de savane ou de désert lorsqu’on pense à la photographie animalière, Sam Rowley se plaît à défendre la «photographie animalière urbaine». «Tout le monde n’a pas la chance de voir la faune de régions du monde reculées et préservées. Par conséquent, nous devons apprécier les espèces plus communes» à l’image des souris ou des pigeons, assure-t-il.

Ce cliché de Sam Rowley, intitulé Station Squabble, a été élu parmi 25 finalistes du concours Wildlife Photographer of the Year. Toutes leurs photos sont exposées au Museum d’histoire naturelle de Londres jusqu’au 31 mai.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.