POLITIQUE
27/10/2020 15:17 EDT

Les clients des gyms délinquants s'exposeront aussi à des amendes

Le gouvernement adoptera un décret qui permettra aux policiers de donner des amendes aux clients qui se présenteraient dans les centres d'entrainement.

Paul Chiasson/La Presse canadienne
François Legault a affirmé que la grande majorité des Québécois comprend que les centres d'entraînement ne peuvent pas être ouverts en ce moment.

Le premier ministre François Legault a mis en garde les clients des centres d’entraînement mardi: ils pourraient aussi recevoir des amendes s’ils ne respectent pas les mesures sanitaires en vigueur.

Le gouvernement adoptera mercredi un décret qui permettra aux policiers de remettre des contraventions aux clients qui se retrouveraient dans un centre d’entraînement qui déciderait d’ouvrir ses portes.

«Concernant les gyms, je veux vous annoncer aussi que demain (mercredi), au Conseil des ministres, on va adopter un décret pour qu’il y ait des amendes non seulement pour les propriétaires, mais les clients qui se présenteraient dans les gyms qui n’ont pas le droit d’être ouverts», a indiqué M. Legault en point de presse. 

Lundi, 200 centres de conditionnement physique, de yoga et de danse ont annoncé leur intention de reprendre leurs activités jeudi malgré les restrictions imposées par le gouvernement.

Ces derniers sont tenus de respecter les lois en place, a affirmé M. Legault, lundi, au moment où il annonçait que les restrictions en zone rouge seraient prolongées jusqu’au 23 novembre. Il a ajouté que les forces de l’ordre s’assureront de faire respecter les règles. 

«Je pense que la grande majorité des Québécois comprend qu’actuellement, on ne peut pas ouvrir les restaurants, on ne peut pas ouvrir les gyms, il y a des risques de contagion», a-t-il déclaré.

Legault s’est dit bien conscient lundi «des risques que nous faisons courir à la santé mentale des Québécois». Mais le gouvernement doit choisir «la moins pire des situations», a-t-il expliqué.

Les dirigeants des gyms ont aussi affirmé que leurs établissements ne constituent pas un secteur d’éclosion du coronavirus. Ils se sont dits prêts à ne pas rouvrir leurs établissements si le gouvernement réussit à leur prouver, «étude à l’appui», qu’ils constituent des lieux d’éclosion de la COVID-19.

Ils redoutent aussi la faillite, puisque les indemnités reçues par Québec ne comblent pas la totalité des pertes encourues, selon eux. Ils soutiennent avoir investi «des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars» pour se conformer aux consignes sanitaires de la santé publique.

Avec La Presse canadienne.