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6 phrases prononcées par Horacio Arruda qui ont mal vieilli dans la dernière année

Il s'en passe des choses en près d'un an de pandémie!
Le directeur national de santé publique Dr Horacio Arruda
Le directeur national de santé publique Dr Horacio Arruda

Il y a un an jour pour jour, Horacio Arruda, alors complètement inconnu du grand public, s’entretenait avec les médias pour la première fois au sujet du nouveau coronavirus détecté en Chine.

Le 22 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé n’avait pas encore déclaré l’état d’urgence sanitaire. Le directeur national de santé publique affirmait que tout était en place au Québec pour intervenir rapidement si le virus arrivait ici. Les choses ont évolué bien vite...

À partir de ce jour-là et pour plusieurs conférences de presse dans les semaines et les mois qui ont suivi, le directeur national de santé publique a prononcé des phrases qui, lorsqu’on les entend aujourd’hui, ont de quoi surprendre!

Évidemment, à l’époque, on disposait de connaissances différentes sur la COVID-19. N’empêche, dans certains cas, on peut penser que le Dr Arruda aimerait se reprendre. Lire et entendre ces propos en ce début d’année 2021 permet au moins de réaliser tout le chemin parcouru et de voir comment les connaissances scientifiques sur le nouveau coronavirus ont évolué depuis le début de cette pandémie.

Le HuffPost Québec s’est amusé à recenser les 6 phrases prononcées par Arruda qui ont le plus mal vieilli dans la dernière année.

«On préfère pécher par excès [de prudence] que de laisser un cas se promener dans la communauté»

Lors de cette première conférence de presse où il déclarait que le Québec était prêt à toute éventualité, le directeur national de santé publique affirmait que la province allait être prête si le virus débarquait ici. À ce moment-là, cinq personnes étaient en observation à l’hôpital et selon lui, il ne fallait pas s’inquiéter d’une transmission dans la communauté.

Le Québec, comme presque partout au monde, n’aura finalement pas échappé à la transmission communautaire.

«La population en général n’a pas à s’inquiéter»

Cette phrase a été prononcée par Arruda deux jours plus tard, alors qu’il voulait se faire rassurant en réitérant que le réseau de la santé québécois était prêt à intervenir face à une potentielle arrivée de cas.

«Gardons la tête rationnelle. La peur fait faire des affaires qui n’ont pas de christ de bon sang.»

C’était le 30 janvier 2020. Le directeur national de santé publique invitait les Québécois à continuer de vivre leur vie normalement. Les risques que le virus débarque au Québec par l’entremise de voyageurs étaient faibles, estimait-il.

«Si le masque était une mesure de protection significative, je le recommanderais»

Et Horacio Arruda a poursuivi, toujours lors de ce point de presse du 30 janvier, en déclarant: «Pourquoi je me priverais d’une chose simple qui pourrait aider? Mais ça peut nuire, au contraire.»

Et dire qu’aujourd’hui, on ne sort plus de chez soi sans s’assurer qu’on a ses clés, son cellulaire... et son masque.

«Faut pas que les gens pensent qu’on est dans une situation au Québec où on va en arriver à annuler des événements»

TOUT a été annulé. Même Noël.

«Les couvre-feux, à ma connaissance, c’est plus utilisé dans des situations de guerre ou de risque d’émeute»

«C’est sûr que si tout le monde sort beaucoup dans la journée et qu’il y a un couvre-feu de soir, la contamination va avoir été faite de jour», avait-il dit quelques secondes plus tôt en conférence de presse le 16 mars.

Le gouvernement Legault a finalement imposé le couvre-feu en janvier 2021 et ce, jusqu’au 8 février. Mais il pourrait bien se prolonger. Cette mesure est loin de faire l’unanimité et a été fortement critiquée, notamment parce que les itinérants n’en sont pas exemptés.

Distanciation sociale

Pour conclure, une photo qui semble venir tout droit d’une autre époque, et qui pourrait occasionner une grande montée d’angoisse...

Conférence de presse le 16 mars 2020, à une époque où la distanciation sociale n'était pas encore généralisée.
Conférence de presse le 16 mars 2020, à une époque où la distanciation sociale n'était pas encore généralisée.

...de quoi réaliser que la distanciation physique est vraiment devenue notre nouvelle normalité!

Avec des informations de La Presse Canadienne

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