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04/02/2020 16:22 EST

Les circonstances du meurtre de Marylène Lévesque étudiées par les députés

L’accusé dans cette affaire, Eustachio Gallese, était en semi-liberté au moment des faits.

THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld
Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Bill Blair, répond à une question à la Chambre des communes, le mardi 4 février 2020, à Ottawa.

OTTAWA — Un comité parlementaire étudiera les circonstances qui ont mené au meurtre de Marylène Lévesque. L’accusé dans cette affaire, Eustachio Gallese, était en semi-liberté.

C’est le Parti conservateur qui a déposé une motion aux Communes, mardi, réclamant qu’un comité tienne des audiences sur cette affaire et examine, du même coup, le processus de nomination à la Commission des libérations conditionnelles.

Les conservateurs doutent de la compétence des commissaires qui ont permis la libération conditionnelle de l’homme.

Comme tous les partis d’opposition s’apprêtaient à voter en faveur de la motion conservatrice plus tard cette semaine, le ministre de la Sécurité publique a annoncé mardi après-midi que les députés libéraux appuieraient, eux aussi, l’initiative.

Le ministre Bill Blair estime cependant que les conservateurs font des suppositions qui ne sont pas appuyées par les faits.

Conservateurs et bloquistes ont déclaré que Eustachio Gallese a été «encouragé» par les commissaires des libérations conditionnelles à payer des services d’une prostituée pendant sa semi-liberté.

Ils se basent sur la décision de la Commission obtenue par Eustachio Gallese le 19 septembre dernier. On peut y lire ceci: «En audience, votre agente de libération conditionnelle a souligné qu’une stratégie a été développée afin que vous puissiez rencontrer des femmes, mais seulement afin de répondre à vos besoins sexuels. Votre ÉGC (équipe de gestion de cas) vous a permis de faire ces rencontres moyennant que vous fassiez preuve de transparence.»

Le ministre Blair s’est engagé à ce que les conclusions des deux enquêtes internes déjà déclenchées, celle du Service correctionnel du Canada et celle de la Commission des libérations conditionnelles, soient rendues publiques.

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