POLITIQUE
18/08/2020 09:51 EDT | Actualisé 19/08/2020 07:45 EDT

Chrystia Freeland nommée nouvelle ministre des Finances du Canada

Dominic LeBlanc la remplacera du côté des Affaires intergouvernementales.

Chrystia Freeland a été nommée ministre des Finances du Canada, mardi.

Elle a été assermentée en après-midi, une journée après la démission de Bill Morneau. Elle devient la première femme à occuper ce poste au sein du gouvernement fédéral. Mme Freeland conserve également son poste de vice-première ministre. 

En raison de ces nouvelles responsabilités, cette dernière cède son portfolio des Affaires intergouvernementales à Dominic LeBlanc. Le député originaire du Nouveau-Brunswick était à la tête de ce ministère avant d’être atteint d’un cancer. Depuis l’élection de l’an dernier, M. LeBlanc siégeait au conseil des ministres, mais sans portefeuille, pendant qu’il se remettait du cancer. 

EN VIDÉO: Freeland et LeBlanc sont assermentés


Avant de se lancer en politique en tant que candidate-vedette des libéraux lors d’une élection partielle en 2013 dans la circonscription de Toronto Centre, Freeland a gravi les échelons en journalisme en tant que journaliste économique et rédactrice en chef. Elle a écrit pour le Financial Times, le Washington Post, The Economist, et a travaillé comme rédactrice en chef adjointe pour le Globe and Mail. Elle a ensuite occupé le poste de rédactrice en chef au Financial Times et à Thomson-Reuters à New York avant de faire le saut en politique.

Elle a écrit deux livres, dont Ploutocrates: l’essor des nouveaux super riches et la chute de tous les autres. Avant l’élection des libéraux en 2015, elle a coprésidé le Conseil consultatif sur l’économie de Trudeau avec l’ancien député Scott Brison.

Réactions des oppositions et de l’Ontario

Le conservateur Pierre Poilievre ne voit rien de bon à l’arrivée de Mme Freeland aux Finances. «Pour Freeland, des taxes plus élevées, c’est l’équivalent d’une religion. Elle a déjà dit “amen” à une augmentation d’impôts», a-t-il dénoncé.

L’arrivée de Mme Freeland au poste de ministre des Finances est mieux vue par Yves-François Blanchet. «Notre relation est meilleure. J’ai des contacts assez fréquents avec le cabinet de Mme Freeland», a dit le chef bloquiste, mardi avant-midi.

«Il n’y a personne qui serait meilleur dans ce rôle que Chrystia Freeland», a déclaré le premier ministre ontarien Doug Ford avant la confirmation de Mme Freeland au poste de ministre des Finances.

«J’adore Chrystia Freeland. Elle est incroyable. Je vais l’aider. Je lui ai envoyé un message de félicitations. Je serai là pour elle. Je l’aiderai de toutes les manières possibles», a-t-il promis, lorsqu’il a été invité à commenter la nouvelle mardi matin.

Cette mère de trois enfants, née en Alberta, représente la circonscription torontoise de University—Rosedale depuis 2015. Elle a été nommée ministre du Commerce international par Trudeau, supervisant les négociations finales de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG).

Après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en novembre 2016, Freeland est devenue responsable des renégociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Elle a conservé ce rôle lorsqu’elle est devenue ministre des Affaires étrangères du Canada en 2017.

Après les élections de 2019, Freeland a été nommée vice-première ministre et chargée des affaires intergouvernementales. Elle a reçu des éloges d’anciens adversaires pour son travail sur les nouvelles négociations de l’ALENA. Les premiers ministres provinciaux de différentes allégeances politiques ont également fait l’éloge de leur collaboration pendant la réponse du gouvernement à la pandémie de COVID-19.

Elle remplace Morneau après que ce dernier a annoncé sa décision de quitter la politique.

Avec Zi-Ann Lum et Althia Raj, HuffPost Canada ainsi que La Presse canadienne

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