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15/07/2020 13:58 EDT

Chili: des chiens dressés pour détecter les malades de la COVID-19

Les chiens sélectionnés, trois golden retrievers et un labrador âgés de 4 à 5 ans, étaient jusqu’ici employés à rechercher des drogues, des explosifs ou des personnes disparues, selon la police.

MARTIN BERNETTI/AFP via Getty Images
Les chiens sélectionnés, trois golden retrievers et un labrador âgés de 4 à 5 ans, étaient jusqu’ici employés à rechercher des drogues, des explosifs ou des personnes disparues, selon la police.

La police chilienne a commencé à dresser des chiens pour repérer les malades de la COVID-19 en détectant la présence du virus dans leur transpiration.

Les chiens sélectionnés, trois golden retrievers et un labrador âgés de 4 à 5 ans, étaient jusqu’ici employés à rechercher des drogues, des explosifs ou des personnes disparues, selon la police.

Ce programme est né de la collaboration de la police nationale du Chili, les Carabineros et de spécialistes de l’Université catholique du Chili. Des initiatives similaires ont eu lieu récemment en France et en Grande-Bretagne.

Les chiens possèdent 330 millions de capteurs olfactifs et une capacité à détecter des odeurs 50 fois meilleure que les humains.

«Le virus n’a pas d’odeur, c’est plutôt l’infection qui génère des changements dans le métabolisme», qui se traduisent à leur tour par une variété particulière de transpiration que «peut repérer le chien», explique Fernando Mardones, professeur d’épidémiologie vétérinaire, à l’AFP.

Selon lui, il a été prouvé que les chiens peuvent détecter des maladies comme la tuberculose, des infections parasitaires et même certains stades précoces du cancer.

Ils peuvent aussi percevoir de faibles changements de température de la peau, ce qui peut aider à déterminer si une personne est fiévreuse. Ils ont en revanche peu de chance d’être eux-mêmes contaminés selon l’Organisation mondiale de la santé animale.

Les chiens ont débuté leur entraînement il y a un mois et travaillent à partir d’échantillons de sueur prélevés sur des patients hospitalisés à la clinique de l’Université catholique.

Les spécialistes espèrent qu’ils seront opérationnels d’ici le mois d’août. Ils pourront être déployés dans des lieux de passage comme les gares, les aéroports ou les dispensaires.

Le Chili a fait état mardi de 1 836 nouveaux cas de COVID-19, le chiffre le plus bas depuis deux mois.

Au total, le pays a recensé 319 493 cas d’infection depuis le 3 mars. Plus de 11 000 personnes en sont mortes, selon un rapport du ministère de la Santé qui compte également les cas «probables» de coronavirus.

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