POLITIQUE
23/09/2019 13:59 EDT

Chemin Roxham: le Bloc réclame la suspension de l'entente sur les tiers pays sûrs

Yves-François Blanchet a réitéré cette demande qui permettrait d’accueillir les demandeurs aux postes frontaliers existants.

Christinne Muschi / Reuters
Photo d'archives du chemin Roxham.

SAINT-BERNARD-DE-LACOLLE, Qc — Le Bloc québécois revient à la charge pour réclamer la suspension de l’entente sur les tiers pays sûrs afin de mettre un terme à l’entrée irrégulière de demandeurs d’asile.

Rencontrant la presse à une dizaine de kilomètres du chemin Roxham, où plus de 40 000 demandeurs d’asile ont traversé la frontière au cours des trois dernières années, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a réitéré cette demande qui permettrait d’accueillir les demandeurs aux postes frontaliers existants.

En vertu de l’entente sur les tiers pays sûrs, le Canada doit refuser l’entrée au pays de demandeurs qui n’arrivent pas d’un pays où leur sécurité est menacée, d’où l’attrait pour ceux-ci d’entrer de manière irrégulière où ils sont interceptés et remis aux autorités d’immigration pour que leur demande soit traitée.

M. Blanchet fait valoir qu’une entrée par les postes frontaliers permettrait un accueil plus ordonné des migrants et, surtout, mettrait un terme au déséquilibre qui affecte le Québec, l’écrasante majorité des passages s’effectuant au chemin Roxham qui est devenu, au fil du temps, ” un voyage organisé ”, selon son expression.

De plus, il réclame d’Ottawa l’ajout de commissaires à l’immigration afin d’accélérer le traitement des demandes. Il rappelle que le vérificateur général a dénoncé les délais d’attente dans le traitement des demandes de réfugiés, qui atteint deux ans plutôt que les deux mois prescrits.

Yves-François Blanchet fait valoir que ces délais font en sorte que de nombreux réfugiés et leurs familles arrivent à s’installer, s’intégrer et trouvent du travail durant ce délai pour finalement voir leur demande refusée et être expulsés du pays.

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