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02/04/2019 10:44 EDT | Actualisé 02/04/2019 14:47 EDT

Les chauffeurs de taxi menacent de reprendre les moyens de pression

Ils ont avisé mardi qu'ils allaient «monter le ton».

Christinne Muschi / Reuters
Photo d'archives.

Les chauffeurs de taxi menacent de reprendre bientôt les moyens de pression, puisqu'ils sont sortis déçus de leur rencontre lundi avec les fonctionnaires du ministère des Transports.

Ils ont avisé mardi qu'ils allaient "monter le ton" et que cela pourrait ressembler aux moyens de pression qu'ils avaient adoptés jusqu'ici, comme des manifestations, causant parfois des ralentissements sur les routes.

Mardi après-midi, ils étaient encore réunis pour discuter de la stratégie à adopter dans le contexte.

Les chauffeurs protestent contre la déréglementation de l'industrie du taxi annoncée par le ministre des Transports, François Bonnardel. Cette réforme prévoit notamment la fin du contingentement, ce qui entraînera la chute de la valeur des permis de taxi. En revanche, Québec leur verse 250 millions $ en dédommagement pour une deuxième année consécutive.

Lundi, certains de leurs représentants ont rencontré des fonctionnaires du ministère des Transports durant plusieurs heures, à Montréal, pour leur demander de mener à bien une étude sur les répercussions de cette déréglementation, notamment sur ses coûts sociaux. Ils ont rapporté mardi n'avoir reçu aucune réponse à ce propos.

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Ils ont également sollicité une pause de deux semaines dans le cheminement du projet de loi afin de faire place au dialogue. Cette deuxième demande aurait été rejetée selon le regroupement des chauffeurs.

De son côté, le ministre des Transports, François Bonnardel, les a invités au dialogue, mais ne semble pas prêt à changer de cap. De passage à Trois-Rivières, il a dit souhaiter "que les communications se fassent de façon cordiale avec eux".

Le ministre a invité les chauffeurs à participer aux consultations particulières sur son projet de loi qui auront lieu "très bientôt". "Je suis persuadé qu'on va être capable de trouver pas juste des pistes de solution, mais d'améliorer cette loi", a-t-il ajouté.

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