POLITIQUE
23/09/2019 12:55 EDT | Actualisé 23/09/2019 18:12 EDT

Changements climatiques: les villes ont un rôle à jouer, dit Valérie Plante

«Il y a encore beaucoup plus à faire», a dit la mairesse de Montréal lors d’une courte allocution pendant le Sommet des Nations unies pour le climat, à New York.

ASSOCIATED PRESS
Valérie Plante a annoncé que la Ville de Montréal s’engage à réduire de 55% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est fait entendre sur la scène internationale, lundi, au sommet des Nations unies sur le climat, faisant valoir que les villes ont un rôle important à jouer dans la lutte contre les changements climatiques.

Mme Plante a rappelé que plus des deux tiers de la population mondiale habiteront les centres urbains en 2050, ce qui placera les villes sur la ligne de front du combat contre le réchauffement planétaire.

«Nous sommes prêtes à répondre à ces engagements, même que certaines villes, dont Montréal, allons aller encore plus loin», a-t-elle lancé lors de son allocution devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

La mairesse a souligné que la métropole québécoise compte réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55 pour cent d’ici 2030, soit au-delà de la cible onusienne de 45 pour cent.

Les Nations unies cherchent également à atteindre la neutralité carbone - c’est-à-dire un équilibre entre l’émission et le retrait de gaz à effet de serre dans l’atmosphère - d’ici 2050.

On connaît la recette et on sait exactement ce qu’on doit faire.Valérie Plante

La mairesse a cité en exemple une réduction des déplacements solitaires en voiture, une augmentation des déplacements actifs et la mise en place d’immeubles carboneutres.

Soulignant que la lutte contre les changements climatiques permet aussi de protéger la biodiversité locale, elle a rappelé que son administration avait stoppé un vaste projet immobilier qui aurait «détruit les derniers grands espaces verts de Montréal et qui aurait encouragé la venue d’à peu près 10 000 voitures».

Elle a conclu son allocution en remerciant les jeunes qui se mobilisent et «nous rappellent tous les jours que cette Terre, on ne l’hérite pas de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants».

Selon son cabinet, elle a été l’unique dirigeante d’une municipalité invitée à prendre la parole au sommet.

Sa visite à New York survient quelques jours avant la grande marche pour le climat prévue vendredi à Montréal, à laquelle prendra part la jeune militante suédoise Greta Thunberg. Cette dernière se verra d’ailleurs remettre la clé de la ville pendant son séjour.

À VOIR AUSSI: Élections: le climat est la priorité des villes