Chanel présente une princesse punk haute couture à la Fashion Week numérique

La griffe n'a pas manqué de nous éblouir, même en temps de pandémie.

Chanel a présenté mardi sa collection haute couture en moins de deux minutes mettant en scène « une princesse punk » dans une séquence de plan saccadés, au deuxième jour de la Fashion Week numérique privée de défilés.

Amatrice de l’esthétique minimaliste propre à Gabrielle Chanel, la directrice artistique de la maison Virginie Viard a cette fois voulu célébrer une femme « très sophistiquée, très habillée, excentrique aussi », selon un communiqué de la maison.

Les robes à la taille marquée et à jupe corolle côtoient ainsi un pantalon-bottes fuselé, « signe ultime d’un romantisme ultra-rock ».

Les plans se succèdent très rapidement incitant à revoir les bijoux, plus nombreux que jamais, la mise en beauté rock qui sublime par contraste les robes ultra-féminines et la forme des chaussures à talon.

Cette collection virtuelle, deuxième post-COVID-19 pour la maison, « est davantage inspirée par Karl Lagerfeld que par Gabrielle Chanel », souligne M Viard.

Début juin, elle avait semblé avoir tiré le rideau sur les années de la démesure incarnée par son prédécesseur star décédé en février 2019, dont elle a été le bras droit, à l’occasion de la présentation en ligne de la collection « croisière ».

« Je n’ai jamais été très fan des défilés pharaoniques, même si c’était chouette avec Karl », avait alors déclaré M Viard au journal Le Figaro, dans une première entrevue après avoir pris les rênes artistiques de la maison.

Si sa précédente collection haute couture était placée sous l’égide de la simplicité et du dépouillement du cloître de l’abbaye d’Aubazine, où Gabrielle Chanel avait été placée enfant, les trente looks de celle-ci « sont marqués par un désir d’opulence, de brillance, de parure ».

« J’aime bien travailler ainsi, aller a contrario de ce que j’ai fait précédemment. J’avais envie de complexité, de sophistication ».

Privées de défilés pour cause de la crise sanitaires, les maisons du luxe présentent pour la première fois de l’histoire des Fashion Weeks leur collection dans des films dont plusieurs mettent l’accent sur les savoir-faire.

Avec des tweeds rebrodés de paillettes, de strass et de perles, des galons diamants sur des tailleurs pantalons, Chanel rend hommage aux ateliers de broderie Lesage et Montex, ainsi que Lemarié et Goossens.