POLITIQUE
29/05/2019 16:25 EDT

Immigration: Anglade accuse la CAQ de faire le «strict minimum»

La CAQ traite les dossiers de candidats à l'immigration au «compte-gouttes», accuse le PLQ.

Jacques Boissinot/PC

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) traite les dossiers de candidats à l’immigration au «compte-gouttes» et fait le «strict minimum», accuse l’opposition officielle.   

En février dernier, la Cour supérieure du Québec a forcé le gouvernement à poursuivre le traitement de 18 000 demandes qu’il voulait annuler par le dépôt de son projet de loi 9.

Le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, avait annoncé que son ministère reprendrait leur traitement, mais uniquement jusqu’à l’adoption de sa réforme de l’immigration.

Or, le ministère ne traite en moyenne que 600 dossiers par mois et le taux de rejet s’élève à 85 pour cent, constate la porte-parole libérale en immigration, Dominique Anglade.

À titre comparatif, l’an dernier, plus de 20 000 dossiers ont été traités, pour une moyenne de 1500 par mois, a-t-elle déclaré en entrevue.

Par ailleurs, parmi les personnes qui ont soumis une demande dans le système Arrima, aucune n’a reçu de réponse du gouvernement, a poursuivi Mme Anglade. 

«Le gouvernement dit: “J’attends l’adoption du projet de loi 9”. Présentement, il n’y a absolument rien qui se passe, a-t-elle déploré. Il y a une paralysie complète au ministère de l’Immigration.

«Il doit y avoir un mot d’ordre pour faire le strict minimum, ils doivent essayer de passer des dossiers qu’ils ne peuvent pas accepter a priori.» 

 

Moi je pense qu’il y a une volonté de blocage à l’intérieur du ministère pour ne traiter aucun dossier cette année, le moins possible, ils ne veulent vraiment pas traiter de dossiers.Dominique Anglade

 

Le projet de loi 9 réformant le système d’immigration au Québec est à l’étape de l’étude détaillée.

Mercredi, les députés qui siègent à la Commission des relations avec les citoyens se pencheront sur les articles qui permettraient au gouvernement d’imposer des conditions à la résidence permanente.

En campagne électorale, la CAQ avait promis d’imposer un «test des valeurs» aux candidats à l’immigration. Elle n’a toutefois jamais précisé ce que le test contiendra.