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25/06/2019 09:45 EDT | Actualisé 25/06/2019 09:46 EDT

Le Québec est l'une des provinces les plus «heureuses» du Canada

55% des Québécois ont indiqué ressentir un «niveau de bonheur» élevé, selon un sondage Léger.

Westend61 via Getty Images

Un nouveau sondage réalisé à l’échelle nationale indique que les Canadiens se disent plus heureux dans les provinces de l’Atlantique et au Québec.

Pour compiler son «indice de bonheur», la firme Léger a demandé à des Canadiens partout au pays de situer leur bonheur sur une échelle de 1 à 10 et de relever les facteurs qui, à leur avis, influencent le plus leur état d’esprit.

Le sondage en ligne, mené du 11 au 17 juin, révèle que près de la moitié des répondants évaluent leur niveau de bonheur à au moins 8 sur 10, et ce, sans différence notable entre les zones rurales et urbaines.

Au sommet du palmarès se trouvent les provinces de l’Est, dont 56 pour cent des répondants ont signalé un niveau de bonheur élevé, suivies de près par le Québec, avec 55 pour cent des participants.

Une des choses qui distingue le Québec, c’est la joie de vivre. C’est en fait un sujet bien documenté et discuté par rapport à ce qui différencie les Québécois.Dave Scholz, président des communications de Léger

La Colombie-Britannique arrive en troisième position, avec 52 pour cent. Les participants de l’Ontario se trouvent en queue de peloton, puisque seulement 47 pour cent d’entre eux ont rapporté un niveau de bonheur élevé.

Toutes provinces confondues, cette proportion se maintient à 44 pour cent chez les participants âgés de 18 à 54 ans, mais grimpe à 61 pour cent après l’âge de 55 ans.

Les répondants aux revenus confortables étaient également plus susceptibles de signaler un niveau de bonheur élevé.

Seulement 44 pour cent pour cent des personnes gagnant 40 000 $ ou moins par année ont rapporté un niveau de bonheur élevé, mais ce chiffre est passé à 53 pour cent pour celles gagnant jusqu’à 80 000 $ annuellement, et à 58 pour cent pour celles profitant des revenus encore plus substantiels.

Les facteurs de bonheur

Pourtant, seulement 8 pour cent des répondants ont déclaré que l’état de leurs finances constitue un facteur déterminant de leur bonheur — au même titre que la satisfaction dans leurs relations amoureuses.

Les facteurs les plus souvent considérés comme essentiels au bonheur sont le sentiment de liberté (24 pour cent) et l’impression de mener la vie qu’on s’était imaginée (19 pour cent).

Entre 5 et 7 pour cent des participants ont relevé la reconnaissance par leurs pairs et leur famille, leur santé, leur inquiétude face à l’avenir et la courtoisie des autres comme des facteurs influents.

«Peut-être que gagner plus d’argent signifie que l’on peut faire plus de choses et ça nous permet d’être heureux», mais l’argent en soi n’est pas la clé du bonheur aux yeux des Canadiens, explique Dave Scholz, président des communications de Léger.

L’enjeu du bonheur occupe une place de plus en plus centrale aux yeux des Canadiens, un changement qui semble largement influencé par les millénariaux, la première génération à atteindre la majorité dans ce millénaire, fait valoir M. Scholz.

«Mais les 55 ans et plus sont les plus heureux parce qu’ils sont là où ils veulent être — à la retraite», relève-t-il.

Quant aux variations régionales, elles seraient selon lui imputables aux différences culturelles.

«Une des choses qui distingue le Québec, c’est la joie de vivre. C’est en fait un sujet bien documenté et discuté par rapport à ce qui différencie les Québécois», expose M. Scholz.

Même son de cloche pour les provinces de l’Atlantique, où l’on tend selon lui à vivre davantage dans le moment présent.

Le sondage révèle également que les Canadiens sont plus susceptibles de se dire très heureux s’ils sont propriétaires (57 pour cent) plutôt que locataires (40 pour cent).

Le sondage en ligne a été effectué auprès de 2504 Canadiens, mais cet échantillon a été porté à 3540 répondants pour la question sur le niveau de bonheur, de même que pour les questions démographiques connexes.

Les experts de l’industrie du sondage affirment que les enquêtes en ligne ne peuvent pas se voir attribuer une marge d’erreur, car elles ne génèrent pas un échantillon probabiliste de la population.

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