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02/07/2019 15:59 EDT

Canada Alpin: une entente à l'amiable a été conclue avec les trois ex-skieuses

La fédération sportive n'a pas précisé si une somme d'argent a été versée aux trois victimes de l'ex-entraîneur Bertrand Charest.

Alexander Hassenstein via Getty Images
Geneviève Simard lors du slalom géant féminin de la Coupe du monde FIS de ski alpin féminin au Rettenbachgletscher, le 24 octobre 2009, à Soelden, en Autriche.

La fédération sportive Canada Alpin a conclu une entente à l’amiable avec trois des victimes de l’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest.

Les jeunes femmes poursuivaient l’ex-employeur de Charest, alléguant que la fédération n’avait rien fait pour les protéger et avait préféré fermer les yeux pour préserver son image et conserver les commanditaires.

Geneviève Simard, Gail Kelly et Anna Prchal sont d’anciennes skieuses d’élite. Elles étaient mineures à l’époque de plusieurs agressions qu’elles ont relatées dans leur poursuite.

Dans une poursuite déposée en décembre, elles réclamaient de la fédération sportive 300 000 $ chacune en dommages pour les sévices psychologiques, physiques et sexuels qu’elles allèguent avoir subis. En plus, elles réclamaient chacune 150 000 $ en dommages punitifs.

Éviter un procès

Dans une déclaration mise en ligne mardi sur son site web, Canada Alpin indique avoir conclu une entente à l’amiable, sans la tenue d’un procès, «qui est satisfaisante pour les deux parties».

Il n’est pas indiqué si une somme d’argent a été remise aux trois femmes.

Il est toutefois précisé que dans le cadre de cette entente, Canada Alpin s’est engagée à poursuivre ses efforts entrepris au cours des années pour rendre le sport exempt de harcèlement et d’abus physiques, psychologiques et sexuels.

Quant à Bertrand Charest, il a été accusé au criminel pour ses actes. Au terme d’un procès, il a été condamné en décembre 2017 à 12 ans de détention pour ces crimes de nature sexuelle commis dans les années 1990 sur neuf jeunes femmes. Le juge a retenu 37 chefs d’accusation contre lui. Charest en appelle toutefois de sa condamnation et de sa peine.

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