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Camp nazi: une Allemande de 95 ans accusée de complicité dans le meurtre de 10 000 personnes

Mais elle sera jugée en tant que personne mineure parce qu'elle avait moins de 21 ans lorsqu'elle travaillait comme secrétaire à Stutthof, ont déclaré des responsables.

Une Allemande de 95 ans a été accusée d’être complice du meurtre de plus de 10 000 personnes au camp de concentration de Stutthof en Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale.

La femme non identifiée, qui aurait travaillé comme secrétaire et aide du commandant dans le camp pendant deux ans, sera jugée par un tribunal pour mineurs parce qu’elle avait moins de 21 ans à l’époque, selon le bureau du procureur de la petite ville d’Itzehoe, au nord-ouest de Hambourg.

Le procureur principal Peter Müller-Rakow a affirmé à NPR que la femme avait aidé des fonctionnaires à «tuer de manière systématique des prisonniers juifs» — ainsi que des militants polonais et des prisonniers de guerre russes.

L’ancienne secrétaire serait également accusée de complicité dans une tentative de meurtre. Elle fait l’objet d’une enquête depuis 2016, selon les médias.

Le camp de concentration de Stutthof, le premier établi par les nazis en dehors de l’Allemagne, a été construit en 1939 le long de la côte baltique polonaise, à l’est de Gdansk. Plus de 60 000 personnes y seraient mortes ou y auraient été tuées.

La femme a dit en 2019 à la chaîne publique allemande NDR qu’elle coopérait avec les autorités et avait témoigné sur ce qu’elle avait vu, relate NPR. Elle a également déclaré qu’elle n’était pas au courant d’empoisonnements ou de meurtres de masse parce que la fenêtre de son bureau ne faisait pas face au camp.

«Il s’agit d’une étape importante dans le processus de responsabilité judiciaire», explique Onur Özata, un avocat représentant les survivants lors d’un autre procès d’un ancien secrétaire du camp, au New York Times. «Le fait qu’une secrétaire — un rouage bureaucratique dans ce système — puisse être traduite en justice, c’est nouveau.»

Un tribunal pour mineurs du Schleswig-Holstein doit maintenant décider si le cas de la femme doit se rendre en cour, rapporte la BBC.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

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