POLITIQUE
02/06/2020 14:32 EDT | Actualisé 02/06/2020 15:10 EDT

Québec donne un coup de pouce aux camps de jour privés

Environ 150 000 jeunes fréquentent les camps de jour certifiés chaque été au Québec.

Maskot via Getty Images

Les parents pourront souffler un peu cet été. Le gouvernement du Québec a octroyé 11 millions $ aux camps de jour privés afin d’assurer leur fonctionnement.

Les camps de jour privés pourront utiliser ce montant afin d’engager plus de moniteurs, louer des locaux et acheter de l’équipement de protection personnel. Les modalités de l’aide annoncée par le gouvernement seront définies ultérieurement.

“C’était primordial pour notre gouvernement de venir en aide aux camps afin qu’un maximum d’enfants puissent y avoir accès cet été. Depuis quelques mois, on le sait tous, on vit des moments difficiles, et les enfants n’ont pas été épargnés. Je suis très heureuse de cette annonce aujourd’hui, pour que les enfants puissent s’amuser cet été”, a déclaré la ministre déléguée à l’Éducation et responsable du loisir et du sport, Isabelle Charest, lors d’une conférence de presse mardi après-midi.

En procédant ainsi, Québec débloque le montant exact qui était demandé par l’Association des camps de jour du Québec. Ce serait donc 84 organismes, et 144 sites de camp de jour, qui pourraient bénéficier de l’aide financière.

Quant aux camps de jour municipaux, Mme Charest a précisé que le gouvernement s’affaire à peaufiner les derniers détails de l’aide qui sera offerte.

Environ 150 000 jeunes fréquentent les camps de jour privés chaque été au Québec. Les camps municipaux attirent, quant à eux, environ 200 000 jeunes.

“Pour nos 150 000 enfants au privé, nous venons de débloquer 11 millions $, et maintenant nous finalisons l’aide pour les camps municipaux, mais ce sera à une hauteur plus élevée que 11 millions $ pour qu’ils puissent eux aussi offrir un service aux enfants”, a précisé Mme Charest.

En ce qui concerne les municipalités, un exercice visant à faire le portrait des impacts financiers de la COVID-19 pour ces dernières est en cours.

Toutes les municipalités ont été informées par lettre vendredi dernier que les coûts supplémentaires associés à la tenue des camps municipaux seraient considérés lors de cet exercice.

Par ailleurs, les sommes prévues au budget 2020-2021 concernant le partage de locaux entre les municipalités et les écoles pourront être utilisées au bénéfice des camps de jour qualifiés et des camps municipaux.

Cette mesure permettra aux camps d’utiliser les locaux des écoles, ce qui devrait faciliter le respect des consignes de distanciation sociale.

Les camps pourraient ainsi rouvrir comme prévu le 22 juin, selon Mme Charest.

L’annonce de mardi était attendue depuis un certain temps déjà.

Le mois dernier, le premier ministre François Legault avait déclaré lors d’un point de presse quotidien que les enfants pourront aller au camp de jour cet été, partout au Québec, mais qu’ils devront faire une croix sur les camps de vacances.

M. Legault avait alors souligné qu’il avait reçu “beaucoup de courriels” de parents à ce sujet.

Se disant “très content” d’annoncer qu’il avait le feu vert de la Santé publique, M. Legault avait néanmoins précisé que les groupes de jeunes seront plus restreints que d’habitude et que des consignes de distanciation sociale seront mises de l’avant.

De plus petits groupes, ”ça va diminuer l’impact de la transmission”, avait ajouté le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.

Mais qui dit plus petits groupes dit plus de moniteurs.

C’est pourquoi le premier ministre avait lancé un appel aux adolescents du Québec, leur demandant de venir travailler dans les camps de jour durant la période estivale. Une demande qui a été réitérée par Mme Charest mardi.

Oubliez les matchs de l’Impact et du Canadien au Québec

Par ailleurs, Mme Charest a indiqué que “les travaux vont bon train” et qu’elle s’attend à ce que le gouvernement annonce “très rapidement” le retour d’une forme de sports d’équipe.

“C’est important de se rappeler la notion de reprise graduelle – et prudente aussi – des activités”, a-t-elle cependant rappelé.

Quant au sport professionnel, la ministre a indiqué que “nous avons surtout été en discussion avec l’Impact (de Montréal) et le Canadien pour leur redonner accès à l’entraînement – ce qu’ils ont obtenu –, mais pour le reste, ça ne retourne pas de nous”.

“Il n’est toutefois pas question de reprendre des matchs au Québec dans ces deux ligues-là”, a-t-elle conclu.

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