POLITIQUE
05/01/2020 17:16 EST

Bryan Brulotte se lance dans la course à la succession d'Andrew Scheer

Âgé de 55 ans, l'homme d'affaires, qui a grandi au Québec, a milité pendant des années au sein pour les conservateurs.

THE CANADIAN PRESS/Justin Tang
Bryan Brulotte, qui entre dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, à Ottawa, le dimanche 5 janvier 2020.

OTTAWA — Un homme d’affaires, conservateur de longue date, lancera lundi sa campagne en vue de succéder à Andrew Scheer à la tête du Parti conservateur du Canada.

Âgé de 55 ans, Bryan Brulotte, qui a grandi au Québec, a milité pendant des années au sein pour les conservateurs.

Il fera diffuser de la publicité, lancera une campagne sur les réseaux sociaux et publiera un programme complet afin de prendre un élan tôt dans la course à la direction.

Si M. Brulotte veut lancer aussi rapidement sa campagne, c’est qu’il estime que son plus grand atout est aussi son plus grand obstacle: il n’est pas un politicien de carrière et sa notoriété à l’échelle nationale est presque nulle.

«La seule façon de nous faire élire est d’attirer des gens nouveaux», a-t-il déclaré au cours d’une entrevue réalisée dans un café du centre-ville d’Ottawa.

Les nouveaux membres qu’il espère recruter permettront aux conservateurs de former éventuellement un gouvernement, a-t-il ajouté.

Certaines des idées qu’il compte professer, comme celle de vouloir trouver un territoire des Caraïbes pour le transformer en province canadienne, semblent avoir comme objectif de faire connaître le candidat.

M. Brulotte souhaite faire réfléchir les militants conservateurs afin de les inciter à discuter des enjeux importants pour le Canada. Il veut notamment parler de la place du pays dans le monde, des changements qui frappent la planète et de l’économie intérieure.

«Dans notre société, il y a un préjugé fort étendu voulant que seuls les socialistes et les libéraux se préoccupent des gens, peut-on lire dans son document. Je suis un capitaliste et je m’en préoccupe moi aussi.»

Il croit aussi qu’une taxe sur les émissions de carbone est un outil efficace, mais cela ne peut fonctionner si elle est imposée par le gouvernement fédéral, car les ressources naturelles sont de compétence provinciale. Il a aussi rappelé que chaque économie locale avait des besoins différents et des capacités différentes pour gérer les émissions de gaz à effet de serre.

«Ce qui peut fonctionner au centre-ville de Toronto ne fonctionnera pas à Regina, ne fonctionnera pas à Fort McMurray et ne fonctionnera pas à Saint-Jean-de-Terre-Neuve», a-t-il souligné.

M. Brulotte est aussi un vétéran. Il a été aide de camp du gouverneur général Ray Hnatyshyn. Il dirige aujourd’hui un important bureau de placement.

Il a déclaré que ses années de service, les postes de direction qu’il a occupés au cours de sa carrière et sa vision pour l’avenir du pays l’ont incité à présenter sa candidature.

Les conservateurs choisiront le 27 juin un nouveau chef, mais les règles de la course n’ont pas encore été annoncées.

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