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03/10/2019 10:03 EDT | Actualisé 03/10/2019 10:04 EDT

Baseball à Montréal: étape importante pour Bronfman aux audiences de l'OCPM

Stephen Bronfman pourrait présenter les premières esquisses du futur stade.

HuffPost Québec
Photo d'archives du bassin Peel.

MONTRÉAL — Stephen Bronfman et son bras droit Pierre Boivin présenteront leur vision du développement du bassin Peel aux audiences de l’Office de consultation publique de Montréal pour la mise en valeur du secteur Bridge-Wellington, jeudi soir.

Le président exécutif de Claridge, qui désire ramener une équipe du Baseball majeur, devrait présenter sa vision pour le quartier, qui inclurait un stade de baseball de quelque 32 000 places.

Boivin, président et chef de la direction de Claridge, préside davantage le développement résidentiel et commercial du quartier, qui se ferait en partenariat avec le promoteur immobilier Devimco, qui sera entendu en après-midi.

Bronfman pourrait présenter les premières esquisses de ce futur stade. La Presse rapportait plus tôt cette semaine que Bronfman souhaite construire un stade «vert», tel qu’il l’a confié à l’organisme Tourisme Montréal.

Cette audience est très importante pour la suite du projet. Bronfman et Devimco tentent d’acquérir quelque 1 million de pieds carrés dans ce secteur de Griffintown, le dernier quartier à proximité du centre-ville de Montréal toujours à être développé. Quelques groupes communautaires s’opposent à la venue d’un club de baseball dans le quartier et souhaitent davantage de logements sociaux. Ils profiteront de ces audiences pour se faire entendre.

Les terrains visés appartiennent à la Société immobilière du Canada, un organisme public.

Il s’agit également de la plus récente étape à franchir par Bronfman et son groupe pour l’obtention d’une concession du Baseball majeur. En juin dernier, le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, a révélé avoir obtenu la permission de la MLB d’explorer la possibilité de partager la saison entre St. Petersburg et Montréal, un projet inédit qui nécessiterait la construction d’un nouveau stade dans chacune des villes.

Déjà, le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, s’est dit contre le projet. Il a rappelé que le contrat qui lie les Rays à sa municipalité pour l’utilisation du Tropicana Field — jusqu’en 2027 — stipule que la totalité des matchs doivent y être joués.

Trois rencontres entre la direction des Rays et le Bureau du maire de St. Pete ont eu lieu jusqu’ici, sans que rien ne transpire des discussions qui y ont été tenues.

Mercredi, Bronfman, Richard Epstein et William Jegher, qui font partie du Groupe de Montréal, ont assisté au match de quatrième as de l’Américaine, remporté par les Rays contre les Athletics, à Oakland. Sternberg s’est toutefois empressé de préciser au Tampa Bay Times qu’il n’avait pas invité Bronfman et son groupe, mais qu’il avait facilité l’acquisition des billets pour le Montréalais, «un grand fan de baseball», a-t-il souligné.

Quand on sait que rien n’est dit ou fait sans calcul dans ce dossier, cette mise au point de Sternberg sonne faux.

Six ans depuis que Cromartie a ramené la MLB dans l’actualité

Il y a maintenant six ans que le projet de ramener le Baseball majeur à Montréal est revenu dans l’actualité. C’est en octobre 2013 que Warren Cromartie, un ancien voltigeur des Expos, conviait les médias montréalais pour leur parler du “projet de sa vie”. Si plusieurs doutaient du sérieux de ce projet, plusieurs y ont cru.

Parmi eux, Michel Leblanc, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui a mené une étude de marché financée par son organisme et quelques gens d’affaires de Montréal. On devine que Stephen Bronfman et ses partenaires du Groupe de Montréal - Alain Bouchard (Couche-Tard), Mitch Garber (à l’époque à la tête de Ceasars Interactive Entertainment), Éric Boyko (Stingray) et Stéphane Crétier (Garda World) - ont contribué à en payer les frais.

Publiés en décembre 2013, les résultats de cette étude de marché indiquent que le projet est viable, moyennant une assistance moyenne de 27 000 personnes dans un stade de 30 à 32 000 places, construit au centre-ville.

Icon Sportswire via Getty Images
Warren Cromartie a évolué avec les Expos de Montréal pendant 9 saisons.

À compter de mars 2014, les Blue Jays de Toronto, en collaboration avec evenko, ont également entrepris de disputer leurs deux derniers matchs préparatoires au stade Olympique, ce qui a eu pour effet de raviver l’intérêt pour le baseball.

En janvier 2015, Robert Manfred fils succède à Bud Selig à titre de commissaire de la MLB. Dès le début de son mandat, Manfred parle d’internationaliser davantage le baseball et évoque une éventuelle expansion. Chaque fois qu’il en a l’occasion, il vante le marché de Montréal, “une ville des ligues majeures”, selon lui.

L’année suivante, on apprend l’implication de Stephen Bronfman dans le projet. Évoqué dès le début du processus par Cromartie, le “chevalier blanc”, nécessaire au projet pour l’amener plus loin, s’est finalement concrétisé en Bronfman, qui a confirmé en avril 2016 qu’il était à la tête du projet. L’hommes d’affaires montréalais, fils de Charles Bronfman, premier propriétaire des Expos, y travaille toutefois depuis les tous premiers balbutiements.

Son groupe a trouvé le montage financier nécessaire à la venue d’un club des Majeures, soit par une relocalisation ou par une expansion. Il s’est également associé à un important groupe médiatique, Bell Média, avec qui il a indiqué avoir commencé les négociations pour les droits de nomenclature d’un éventuel stade.

L’identification du bassin Peel comme site de construction de ce stade était également une étape importante. Reste maintenant à faire l’acquisition de ce terrain. La firme Populous, de Kansas City, dessinerait les plans de ce stade.

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