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13/06/2019 06:36 EDT

Derniers en janvier, les Blues de Saint Louis sont maintenant champions de la Coupe Stanley

Ils ont vaincu les Bruins de Boston lors du septième match pour remporter le premier titre de leur histoire.

Icon Sportswire via Getty Images

BOSTON — Après 51 ans et trois tentatives infructueuses, les Blues de St. Louis peuvent enfin dire «Gloria».

Ryan O’Reilly et Alex Pietrangelo ont fait mouche au premier vingt pour guider les Blues de St. Louis vers une première conquête de la coupe Stanley, mercredi, alors que St. Louis a défait les Bruins de Boston au compte de 4-1, dans un match numéro 7.

Brayden Schenn et Zach Sanford ont complété en troisième période pour les Blues, qui ont vu la recrue Jordan Binnington faire 32 arrêts.

Le jeune gardien, qui a été remplacé devant le filet lors d’un revers de 7-2 lors du troisième affrontement de la finale, n’était à quelques minutes de signer un jeu blanc.

«Il s’est repris en main. Nous savions qu’il allait le faire, a souligné le capitaine des Blues, Pietrangelo. Il a connu une première période époustouflante. Sa confiance, son style et son estime de lui-même, c’était incroyable.»

Comme quoi c’est la qualité et non la quantité, l’avantage pour les tirs a été 33-20 en faveur de Boston.

«Nous étions les négligés tout au long de la série. Nous le savions, a affirmé Pietrangelo. Nous avions que les gens ne croyaient pas que nous avions une chance de gagner, mais nous avons cru en notre groupe et c’est tout ce qui compte.»

O’Reilly a marqué en faisant dévier un tir, à 16:47 au premier tiers.

Il s’est écoulé 16:10 entre les premier et deuxième tirs des visiteurs. Leur troisième a été le bon: Jay Bouwmeester a décoché de la ligne bleue, et O’Reilly a fait dévier la rondelle entre les jambières de Tuukka Rask. L’Ontarien de 28 ans a récolté cinq buts au cours de la finale.

Puis, seulement 7,9 secondes avant le premier entracte, Pietrangelo a doublé le coussin grâce à un revers, de l’enclave.

Des buts qui ont soulevé une salle comble au Enterprise Center, où plus de 18 000 billets ont trouvé preneurs, en 30 minutes.

Il y avait aussi une foule imposante au Busch Stadium, où la aussi on regardait le match sur écran géant.

Schenn en a rajouté à 10:25 en troisième période. Il a marqué à l’aide d’un tir sur réception, la passe venant de Vladimir Tarasenko. Quelques minutes plus tôt, Binnington avait réussi un superbe arrêt contre Joakim Nordstrom, du bout de la jambière droite.

Sanford a marqué à 15:22, de l’embouchure gauche. Matt Grzelcyk a déjoué Binnington avec 2:10 au cadran, d’un tir des poignets.

Au Jour de l’An, les Blues affichaient le pire dossier de la Ligue nationale, avant une poussée fulgurante de 30 gains en 49 matches, en saison régulière. Ils ont ensuite atteint la finale pour la première fois depuis 1970.

À VOIR: les commentaires d’après-match (en anglais)

 

Craig Berube est arrivé en poste à la suite du congédiement de Mike Yeo, en novembre. Au fil des 11 dernières années, il est le quatrième entraîneur à remporter la coupe après avoir débuté à mi-chemin d’une campagne.

«Lorsque nous nous sommes rassemblés, nous étions difficiles à battre», a reconnu Berube.

L’équipe ayant marqué en premier a donc remporté les cinq derniers matches de la série.

Les Blues ont conclu les séries avec une excellente fiche de 10-3 à l’étranger; celle des Bruins au TD Garden a été 7-5.

Disputant une quatrième finale, les Blues ont finalement goûté à un premier triomphe, après avoir été balayés à leurs trois participations précédentes en 1968, 1969 et 1970. Les Bruins comptent six coupes Stanley, dont celle de 2011.

Binnington a couronné des séries de rêve. L’Ontarien de 25 ans a fait ses débuts dans la Ligue nationale en janvier seulement. Rask a fait 16 arrêts.

Dans la sixième minute du premier tiers, Colton Parayko des Blues a commis un revirement dans sa zone. La rondelle est allée à Marcus Johansson, mais il a raté la cible.

Peu après, Boston a continué de bourdonner; un rebond aurait pu être dangereux, mais Sean Kuraly était trop loin pour en profiter.

Boston Globe via Getty Images
Brad Marchand et les Bruins passeront un long été après cette défaite.

À mi-chemin au premier vingt, Binnington a frustré David Krejci dans l’enclave. À ce point-là, les Bruins menaient 6-1 pour les tirs. Johansson a obtenu une chance encore meilleure, en brève échappée, mais Binnington est resté intraitable.

À 7:57, Parayko est allé au cachot pour avoir retardé le match; ce fut la seule punition de la rencontre.

«Je suis certain que cette équipe a un avenir brillant, a déclaré le capitaine des Bruins, Zdeno Chara, qui a disputé les derniers matchs de la série malgré une fracture de la mâchoire. Je suis certain que tout le monde avait imaginé les choses autrement et nous croyons que la coupe était à nous. C’est ça le sport. Tu dois encaisser ce genre de défaite et tu dois passer à autre chose.»

Dans la foule se trouvait notamment Charles Barkley, un membre du Temple de la renommée du basket. ‘Sir Charles’ favorisait les Blues, en partie vu la connexion avec Philadelphie de leur entraîneur, Berube. Il était jadis un homme fort des Flyers, à l’époque où Barkley s’illustrait avec les Sixers.