POLITIQUE
03/03/2020 15:32 EST

Blocus ferroviaires en solidarité avec Wet'suwet'en: Jean Chrétien défend Justin Trudeau

«Même s’il voulait envoyer la police, il ne peut pas», estime l'ancien premier ministre.

La Presse canadienne
Jean Chrétien

OTTAWA — Jean Chrétien dit qu’il est «facile de blâmer» le premier ministre Justin Trudeau pour la durée de la crise des blocages ferroviaires, mais que «ce n’est pas à lui de décider».

De passage à Ottawa, mardi, M. Chrétien s’est porté à la défense de l’actuel premier ministre dans la gestion de cette situation qui implique des chefs héréditaires la nation wet’suwet’en qui s’opposent au passage d’un gazoduc sur leur territoire.

Des manifestants ont bloqué les voies ferroviaires un peu partout au pays dans les dernières semaines en soutien à ces chefs héréditaires, ce qui a valu à M. Trudeau et à son gouvernement de vives critiques.

L’opposition conservatrice a réclamé que M. Trudeau demande l’intervention des forces de l’ordre pour permettre aux trains de passer.

Une entente de principe a été conclue entre la nation wet’suwet’en, la Colombie-Britannique et Ottawa, mais des barricades sur les voies ferrées demeurent à Kahnawake, entre autres.

Or, M. Chrétien réplique qu’il est «injuste» de blâmer M. Trudeau et que «même s’il voulait envoyer la police, il ne peut pas». Il a réitéré que le gazoduc est de juridiction provinciale en Colombie-Britannique et que «le fédéral n’a rien à voir avec ça».

Il ne croit pas non plus que la situation actuelle fera mal à l’unité nationale parce que «le Canada est plus fort que ça».

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