POLITIQUE
15/10/2019 13:12 EDT

Le Bloc s'attend à faire des gains dans la grande région de Québec

Yves-François Blanchet faisait campagne mardi au chantier naval Davie, à Lévis, où il a dit espérer déloger les conservateurs.

Courtoisie Bloc québécois
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet (au centre)

QUÉBEC — La grande région de Québec pourrait tomber aux mains du Bloc québécois le 21 octobre, à en croire le chef bloquiste, Yves-François Blanchet.

Il faisait campagne mardi au chantier naval Davie, à Lévis, sur la Rive-Sud (Québec), où il a dit espérer réaliser d’importants gains et ainsi déloger les conservateurs.

La région de la capitale-nationale compte actuellement cinq députés issus du Parti conservateur du Canada et deux du Parti libéral du Canada, dont le ministre de la Famille, Jean-Yves Duclos.

Celle de Chaudière-Appalaches est entièrement représentée par des députés conservateurs, à part Maxime Bernier, qui est aujourd’hui chef du Parti populaire du Canada.

Ce portrait pourrait changer le 21 octobre, prédit M. Blanchet, qui accuse les conservateurs de n’avoir su répondre aux attentes de la population québécoise. 

Tous les partis ont cautionné la stratégie de construction navale depuis 2011 en écartant le Québec, une «arnaque historique», a-t-il illustré devant le chantier Davie.   

M. Blanchet a demandé aux chefs des partis fédéraux de s’engager notamment à: faire du chantier Davie le troisième partenaire de la stratégie de construction navale canadienne, redistribuer les contrats déjà annoncés, mais non signés, pour les équilibrer entre les chantiers, octroyer un contrat pour un second pétrolier ravitailleur, l’Obélix, à la Davie, et tenir une commission d’enquête spéciale sur l’ensemble de la stratégie navale.

Par ailleurs, il a de nouveau refusé de se mouiller sur deux enjeux brûlants, ceux du troisième lien routier Québec-Lévis et du projet de GNL Québec, qui prévoit la construction d’un gazoduc et d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay. M. Blanchet répète qu’il attendra les évaluations environnementales du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avant de se prononcer sur la pertinence de ces projets. 

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