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12/02/2020 14:29 EST | Actualisé 12/02/2020 15:39 EST

Achat de V: Pierre Karl Péladeau qualifie Bell de «danger public»

Des audiences du CRTC sur l’achat des stations de télévision V par le géant Bell ont lieu mercredi et jeudi.

Mario Beauregard/La Presse canadienne
Photo d'archives.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a qualifié Bell de “danger public” et de “pieuvre multitentaculaire”, mercredi, devant le CRTC.

Québecor a commencé son témoignage, mercredi après-midi devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, alors que se tiennent des audiences sur l’achat des stations de télévision V par le géant Bell.

M. Péladeau a fait une sortie en règle contre Bell, l’accusant d’être “tellement dominante qu’elle n’est plus contrôlable”.

En avant-midi, Bell s’est engagé devant le CRTC à ne fermer aucune des stations régionales de V au Québec, s’il est autorisé à faire l’acquisition du groupe.

Bien qu’il soit imposant dans les télécommunications, la radio, la télé et le numérique, Bell ne possède pas de chaîne de télé généraliste en français au pays.

Il a donc rejeté l’argument de Québecor, qui s’oppose à la transaction en soutenant que Bell deviendrait alors trop imposant. “La domination, je ne crois pas qu’elle soit du côté de Bell Média”, a répondu Karine Moses, présidente de Bell Média Québec, en citant les parts de marché.

À ses yeux, V représente même “ce qui nous manque pour compétitionner avec les deux grands joueurs” du marché francophone, soit Radio-Canada et TVA.

Bell a aussi tenu à rassurer le CRTC en lui disant qu’il n’avait pas l’intention de mettre à l’écran de V des séries américaines traduites.

Le marché québécois est unique au pays, en ce sens que ce qui y marche, ce sont les émissions québécoises, et non les séries américaines, a fait valoir Bell.