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21/02/2020 16:14 EST | Actualisé 21/02/2020 16:19 EST

La bédé virale de Chloloula pour expliquer les racines des blocus ferroviaires

Une série de planches magnifiques pour «y voir un peu plus clair à travers le brouhaha ambiant».

Chloé Germain-Thérien, www.chloloula.com

Alors que la crise nationale des blocus ferroviaires s’envenime, une bande dessinée de l’illustratrice québécoise Chloé Germain-Thérien, alias Chloloula, tentant d’expliquer les racines profondes du conflit est largement partagée sur les réseaux sociaux.

«Obsédée» par la crise qui se déroule à travers le Canada depuis plus de deux semaines, l’illustratrice qui se décrit sur son site web comme une «militante dans l’âme» a dit souhaiter «ajouter [s]a voix afin d’essayer d’y voir un peu plus clair à travers le brouhaha ambiant».

La bande-dessinée propose «quelques pistes pour comprendre» pourquoi des membres des Premières Nations bloquent des chemins de fer, notamment à Kahnawake et à Tyendinaga, près de Belleville en Ontario.

Voyez la bande-dessinée de Chloé Germain-Thérien, alias Chloloula, dans la galerie ci-dessous:

Galerie photo Blocus ferroviaires: la bédéiste Chloloula prête son crayon aux Autotchtones Voyez les images

Chloé Germain-Thérien dit avoir ressenti le besoin de «décortiquer» la crise actuelle parce qu’elle ne trouvait pas la réponse à toutes ses questions dans les médias.

«L’accent est beaucoup mis sur les pertes économiques et les pénuries de ketchup. Et c’est vrai qu’il y a des conséquences importantes aux blocus, mais je trouve qu’il manque une vue d’ensemble», a-t-elle affirmé en entrevue avec le HuffPost Québec

«J'avais le goût de connecter les points, de faire une synthèse.»Chloé Germain-Thérien, alias Chloloula

Et il semble qu’elle était loin d’être la seule. En moins de 24 heures, sa bande dessinée a été partagée plus de 8500 fois et a reçu des centaines de commentaires sur Facebook.

L’illustratrice, qui a aussi travaillé dans le domaine du documentaire, dit apprécier le côté narratif de la bande dessinée. 

«Dans une époque instantanée où tout doit aller vite, on n’a pas toujours le goût de lire des longs articles. La bédé, ça permet de vulgariser en un coup d’oeil et de donner une porte d’entrée vers un sujet», explique-t-elle.

Elle aimerait se consacrer davantage à la «vulgarisation graphique», un médium «qui a beaucoup d’avenir».

Sa bande dessinée est présentement en cours de traduction et devrait aussi être disponible en anglais au cours des prochains jours.