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«Axel»: un «concert d’aréna» sur glace pour le Cirque du Soleil

«On a affaire à un niveau de patin rarement vu dans un spectacle de ce type...»

Il y a eu le théâtral Crystal en 2017, et il y aura Axel, qui sera présenté cet hiver. Une deuxième création sur glace pour un Cirque du Soleil avide de poursuivre sa conquête de la glace. Présentée au Centre Bell et au Centre Vidéotron dès la mi-décembre, l’histoire d’Axel, jeune artiste à l’imagination débordante, promet de séduire les spectateurs de tous âges en poussant plus loin le mariage entre arts du cirque et patinage artistique.

Une deuxième aventure sur glace

Si le Cirque du Soleil réitère la formule de l’aventure sur patin, c’est que l’équipe explique y avoir pris goût et, surtout, avoir encore des choses à dire et à explorer avec la glace comme médium principal.

«Crystal avait été la première étape dans notre quête de la glace, explique la directrice de la création, Patricia Ruel. Nous poursuivons avec un nouveau concept et avec une nouvelle équipe de création autour de la table.»

Le but? Explorer d’autres formes de patin, dont pour une toute première fois le patin freestyle (sorte de croisement entre le patin et le hip-hop). Aller ailleurs aussi, en insufflant une énergie nouvelle, plus masculine avec le personnage du jeune musicien Axel. User d’une approche moins théâtrale aussi, en empruntant cette fois le concept de «concert d’aréna». Il faut donc s’attendre à une suite d’effets spéciaux, car des projections, de la pyrotechnie et des lasers à la façon des grands concerts, il y en aura.

Transformée en véritable personnage de cette histoire rappelant les bandes dessinées et les super-héros (celle d’un jeune artiste dont les personnages dessinés prennent soudainement vie pour former un groupe de bons et un de méchants dans un affrontement visant à ramener la lumière de la ville, façon Gotham City), la musique joue le rôle de narrateur. C’est à travers elle que sont décrits les états d’âme du personnage d’Axel.

L’esthétique venant de son imaginaire et de son cahier à dessins, il portera le spectacle avec ses chansons. Des chansons connues revisitées comme Mad World de Tears for Fears, Creep de Radiohead, Diamonds de Rihanna, You Should Be Dancing de The Bee Gees et Jump Around de House of Pain, mais aussi des chansons composées dans son cahier, nées d’un travail avec le directeur musical Philippe Brault. Toutes chantées en direct par le chanteur australien de 25 ans Jayden Sierra entouré de quatre musiciens qui se trouveront toujours à la vue, sur la glace.

Repousser les limites

41 artistes se partageront la glace d’Axel dont cinq musiciens (incluant le chanteur interprétant Axel), bon nombre d’acrobates (qui ont été «contaminés au patin à coups d’entraînements intensifs») ainsi que 17 patineurs en tous genres (solo, couple, freestyle…), dans le but de créer une belle diversité.

«On a affaire à un niveau de patin rarement vu dans un spectacle de ce type, ajoute la directrice artistique. C’est acrobatiquement intéressant et époustouflant. Le patin, ici, est beaucoup mis de l’avant et nous avons vraiment essayé de repousser les limites. Faire du bungee avec des patins dans les pieds en est un bon exemple.»

La scénographie ayant aussi été développée afin d’être beaucoup plus près des concerts d’aréna, les technologies et les projections sur la glace dont on avait été témoins dans le spectacle Crystal ont ici été poussées plus loin; la vidéo étant une façon assez facile de voyager. La glace devient ainsi un grand canevas blanc servant à créer de belles illusions à coups d’images vidéo.

Au nombre des nouvelles disciplines de cirque présentées, le diabolo sur patin devrait, paraît-il, faire son effet. C’est ce que croit l’artiste Alexis Bernatchez, qui interprète le personnage de Quartz, le super-héros et alter ego d’Axel, qui l’a dessiné. «C’est une sorte de Deadpool très drôle et assez imbu de lui-même qui ne se prend pas au sérieux et qui se met souvent les pieds dans les plats sans jamais se l’avouer», explique l’artiste originaire de Rimouski, qui livrera un numéro «assez énergique» de diabolo de sept minutes en duo avec une marionnettiste.

Un numéro d’équilibre sur tables tournantes pimenté de lasers sera aussi présenté dans Axel. L’équipe promet aussi de la pyrotechnie accrochée aux semelles de certains patineurs, des effets spéciaux inédits et des mariages étonnants pour l’univers du patin.

Axel sera présenté à Québec, au Centre Vidéotron du 12 au 15 décembre, et à Montréal, au Centre Bell du 19 au 29 décembre.

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