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Attention au retour de manivelle M. le premier ministre

La rentrée politique vient de débuter avec des questions concernant la consultation à huis clos sur la discrimination systémique.
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En avril 2017, j’ai été un des signataires d’une lettre adressée à Madame Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion au sujet de cette commission.
Peter Csaszar via Getty Images
En avril 2017, j’ai été un des signataires d’une lettre adressée à Madame Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion au sujet de cette commission.

La rentrée politique vient de débuter avec des questions concernant la consultation à huis clos sur la discrimination systémique présageant, encore une fois, que les valeurs de la société québécoise seront mises à rudes épreuves en raison d'une composante et un thème controversés.

En avril 2017, j'ai été un des signataires d'une lettre adressée à Madame Kathleen Weil, ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion au sujet de cette commission. Depuis, non seulement l'intitulé, mais aussi son contenu ont été modifiés. Au point où nous sommes passés d'une consultation publique à une commission à huis clos qui nous expliquera pourquoi et comment les Québécois sont racistes et font de la discrimination.

Parce que c'est de cela qu'il est question: le système, c'est le gouvernement et si le système fait dans la discrimination, c'est que le gouvernement aussi...

Alors, je me suis posé la question suivante: comment en moins de dix ans – anniversaire de la Commission Bouchard-Taylor – un peuple accueillant, faisant preuve d'une ouverture d'esprit enviée par un grand nombre d'autres peuples des quatre continents, comment un peuple, ayant reçu plus d'un demi-million d'immigrants, peut-il se réveiller du jour au lendemain et apprendre qu'il est raciste, ségrégationniste et faisant de la discrimination un «facteur fondamental de son système de gouvernance»? Parce que c'est de cela qu'il est question: le système, c'est le gouvernement et si le système fait dans la discrimination, c'est que le gouvernement aussi...

Le pacte citoyen sous haute tension

En fait, depuis l'annonce de cette consultation «imposée» au gouvernement et à tous Québécois par des voix hypocrites et fallacieuses, j'ai la nette impression que le pilotage gouvernemental est sensible aux états d'âme de quelques individus et non pas à la majorité qui l'a élu.

Sourd et aveugle, le gouvernement n'écoute pas et ne voit ni les appréhensions, ni les craintes et encore moins la turbulence qui constituent la véritable menace contre le pacte citoyen qui unit la société québécoise.

Des réflexions, des avis individuels et collectifs ont été publiés, portés à la connaissance de l'opinion publique, des élus et des gouvernants québécois ont clamé haut et fort que cette consultation est un faux procès et surtout une dérive, contre les valeurs du vivre ensemble et même de l'inclusion à tout prix que développent régulièrement des groupes ignorants du danger, des risques et des incertitudes que véhiculent les islamistes et des convertis du Québec. Mais c'est en vain, comme pour les musulmans - pas les islamistes - la majorité... est à la fois invisible et inaudible. Sourd et aveugle, le gouvernement n'écoute pas et ne voit ni les appréhensions, ni les craintes et encore moins la turbulence qui constituent la véritable menace contre le pacte citoyen qui unit la société québécoise.

Je me souviens d'une histoire que me contait ma grand-mère, elle concernait un malfaiteur qui s'en était pris à son voisin, un travailleur sérieux et bon père de famille. Ce bandit n'avait rien trouvé de mieux que voler la cassette pleine d'argent économisé depuis des décennies par son voisin, et qui mieux est, ayant été surpris par celui-ci, le tua sans hésitation... parce qu'il avait tenté de lui faire face malgré son âge avancé.

La veuve et le juge

La femme et les enfants ayant été témoins du double crime perpétré contre leur époux et père décidèrent de se rendre à la cour de justice pour se plaindre... Au seuil de la porte de la bâtisse, ils virent l'assassin en sortir avec un large sourire sur son visage... Ils étaient tellement outrés qu'ils gagnèrent en détermination pour dénoncer l'ignoble criminel. La salle d'audience était vide, pas de public, même pas les greffiers, et pas loin du juge quelques employés étaient assis aux bureaux placés au centre de la salle. La famille tenta en vain de parler au magistrat, mais celui-ci resta impassible et montra un dédain envers la veuve et les orphelins... tout en énonçant des allusions à ses collaborateurs. Un des employés s'approcha de la veuve et lui chuchota qu'elle devait s'en aller avec ses enfants parce que le juge avait décidé de donner raison au meurtrier de son mari. La veuve maudit le juge... elle dut s'en aller la mort dans l'âme...

Quelques semaines plus tard, un messager du juge vint la chercher pour l'accompagner à la cour de justice... La fille du juge venait d'être, à son tour, dépouillée de ses biens et assassinée. Mais, cette fois-ci, le criminel arrêté par des passants a été remis à la police. Le juge en question l'invita à témoigner contre lui. À la différence de la précédente rencontre qui s'était tenue à huis clos, l'audience de ce jour était publique... La femme sans hésiter une seconde expliqua qu'elle ne se rappelait pas avoir exprimé une plainte contre l'individu...

Le juge insista, la menaça de la jeter en prison pour refus de témoigner... mais elle resta déterminée dans sa décision de ne rien dire contre le criminel. Pour s'en sortir et donner une leçon au magistrat, elle lui demanda de lui expliquer comment dire devant le public qu'il avait failli à sa mission d'entendre toutes les parties dans une précédente affaire, similaire en tout point, à celle pour laquelle elle avait été sollicitée pour témoigner... ? Alors, juste à titre d'avis : attention au retour de manivelle Monsieur le premier ministre.

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