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04/11/2020 10:42 EST | Actualisé 04/11/2020 10:43 EST

Une île paradisiaque où on ne retrouve que des voitures électriques? C'est pour bientôt.

Découvrez le nouveau projet d'Astypalea, en mer Égée...

volkswagenag.com
Un visuel du concept de «Smart and sustainable island» sur l'île d'Astypalea, en Grèce, qui représente également un coup de marketing à la fois pour l'île touristique et Volkswagen.

La Grèce et le géant allemand de l’automobile Volkswagen ont annoncé mercredi avoir signé un accord de “décarbonisation” de l’île cycladique d’Astypalea, en mer Égée, à travers un parc automobile tout électrique.  

Appelé “Smart and sustainable island”, ce projet vise à remplacer les véhicules circulant actuellement sur cette île de 1 300 habitants, visitée chaque année par 72 000 touristes, par un millier de véhicules électriques Volkswagen. 

L’Etat grec doit engager six millions d’euros (un peu plus de neuf millions de dollars canadiens) pour inciter au retrait des vieux véhicules tandis que Volkswagen offrira à bas prix des véhicules aux habitants ou entrepreneurs d’Astypalea, selon une source gouvernementale grecque.

Les premiers véhicules gouvernementaux doivent être déployés dans la première moitié de 2021. Des programmes de partage de voitures et de transport sont également prévus pour la première moitié de l’année prochaine.

“Astypalea donne un aperçu de l’avenir” de l’utilisation de l’énergie verte, a souligné le vice ministre grec des Affaires étrangères Costas Fragkogiannis en présentant ce projet en visioconférence avec le directeur général de Volkswagen Herbert Diess, le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le maire d’Astypalea Nikolaos Komineas.


“La politique, les entreprises et la société ont la responsabilité de limiter le changement climatique”, a déclaré Herbert Diess soulignant que l’objectif à long terme de son groupe était “la mobilité pour tous sans affecter le climat”. 

Pour sa part, le premier ministre a indiqué qu’“Astypalea devrait devenir un modèle de développement durable pas seulement au niveau national mais aussi au niveau européen et mondial”.

“La décision de Volkswagen d’investir en Grèce est un vote de confiance pour les perspectives de développement en Grèce”, a-t-il relevé. 

Voyez la présentation du projet (en anglais):


Le gouvernement conservateur de M. Mitsotakis, au pouvoir depuis plus d’un an, veut attirer des investisseurs étrangers en vue de redémarrer l’économie du pays toujours en convalescence depuis la crise financière profonde qu’il a traversée (2010-2018).

En octobre, il avait signé avec le géant américain Microsoft un accord d’investissement d’au maximum un milliard d’euros pour bâtir une infrastructure de stockage sur le “cloud” (informatique à distance) dans l’agglomération d’Athènes.