POLITIQUE
09/12/2019 13:50 EST

Québec amorce la révision des deux lois sur le statut de l'artiste

La discussion s’amorcera avec, en trame de fond, la difficile relation entre le milieu culturel et les géants du web.

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MONTRÉAL — Réclamée depuis des années par le milieu culturel, Québec amorce une modernisation des deux lois touchant le statut de l’artiste.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, a annoncé lundi à la Place des Arts de Montréal, le lancement d’une consultation d’abord en ligne, en février prochain, puis par l’entremise de consultations publiques au printemps.

L’exercice sera co-présidé par deux ex-ministres de la Culture, l’une libérale, Liza Frulla, l’autre péquiste, Louise Beaudoin, qui devront remettre leur rapport à l’été 2020.

La Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma a été adoptée en 1987, soit bien avant l’existence de l’internet et n’a pas été revue depuis une dizaine d’années. La Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d’art et de la littérature, de son côté, date de 1988 et n’a pas été revue depuis une quinzaine d’années.

Ces lois régissent les relations contractuelles et les relations de travail entre artistes et producteurs et font l’objet de multiples contestations du milieu, tant du côté patronal que du côté des artistes pour leur désuétude.

La discussion s’amorcera avec, en trame de fond, la difficile relation entre le milieu culturel et les géants du web.

Bien que ces lois ne s’appliquent pas à ces liens, il est déjà acquis que cette relation sera abordée dans les échanges à venir et feront l’objet de discussions avec Ottawa.

L’arrivée des géants du web, qui diffusent et monnaient la quasi-totalité des contenus culturels, a complètement modifié l’écosystème économique de l’industrie et affecte durement tant les employeurs, les producteurs et les diffuseurs que les artistes eux-mêmes.

Le secteur culturel québécois compte pas moins de 170 000 travailleurs et représente 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) de la province.

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