COVID-19: 3 arguments pour convaincre vos amis de porter un masque

Il n'y a aucune bonne raison de refuser de protéger les autres.
Le port du masque est sécuritaire et efficace pour limiter la propagation de la COVID-19. Un point c'est tout.
Le port du masque est sécuritaire et efficace pour limiter la propagation de la COVID-19. Un point c'est tout.

Un de vos amis continue de refuser de porter un masque, même s’il est obligatoire dans les transports en commun et s’apprête à le devenir dans tous les lieux publics fermés? Voici quelques arguments qui vous aideront peut-être à convaincre les irréductibles opposants au couvre-visage.

Non, le masque ne vous prive pas d’oxygène

La photo que matante Ginette a vue sur Facebook qui dit que le port du masque nous prive d’oxygène et peut mener à l’hypoxie cérébrale... C’est faux! Dans le magazine L’actualité, l’urgentologue Alain Vadeboncoeur s’est d’ailleurs soumis à une expérience plutôt cocasse pour prouver l’innocuité du masque: il a mesuré le taux de saturation de son hémoglobine en oxygène à l’aide d’un saturomètre avec différentes combinaisons de couvre-visage plus ou moins conventionnels.

Résultat? Même en superposant trois masques chirurgicaux, un masque N95, une visière, une jaquette d’hôpital et un drap d’hôpital épais, son taux de saturation s’est maintenu entre 98 et 99%. Un taux de saturation de 95% et plus ne représente pas de risque pour la santé.

Une expérience similaire faite par la médecin américaine Megan Hall devenue virale le mois dernier avait d’ailleurs donné le même résultat.

Le port du masque est efficace

Comme l’a expliqué à plusieurs reprises le directeur national de la santé publique du Québec, Dr Horacio Arruda, la fonction première d’un couvre-visage est de protéger les autres de nos propres gouttelettes potentiellement infectées.

Certains Québécois ont toujours en tête les réticences du Dr Arruda à recommander le port du masque au début de la pandémie. Mais les connaissances scientifiques ont beaucoup progressé sur la question et l’Organisation mondiale de la santé recommande dorénavant le port du masque dans les lieux publics, dans les zones où la transmission de la COVID-19 est répandue et où il est difficile de respecter la distanciation physique.

Votre ami n’est toujours pas convaincu? Peut-être que Bill Nye réussira à le persuader. Dans cette vidéo publiée sur TikTok la semaine dernière, le célèbre vulgarisateur scientifique démontre l’efficacité des masques de tissu pour bloquer les particules respiratoires émises par le porteur en tentant de souffler sur une chandelle. (Spoiler alert: la chandelle reste allumée!)

Besoin d’encore plus de science? Le Dr Rich Davis, directeur du laboratoire de microbiologie de l’hôpital Sacred Heart, dans l’état de Washington, a partagé sur Twitter les résultats fascinants de son expérience.

Le microbiologiste a comparé la quantité de bactéries retrouvées dans une boîte de Petri en plastique contenant un milieu à base d’agar après avoir éternué, chanté, parlé et toussé à proximité, avec et sans masque.

À gauche, vous pouvez apercevoir la quantité de bactéries transportées par les gouttelettes émises lorsque le Dr Davis ne portait pas de masque. À gauche, les résultats de la même expérience, mais avec un masque.

Oui, cher ami sceptique, on le sait: le SARS-Cov-2 est un virus, pas une bactérie. Mais comme l’explique le Dr Davis: «Les colonies de bactéries normales provenant de ma bouche et de ma gorge illustrent la dispersion des larges gouttelettes respiratoires, celles-là même qu’on estime être le principal vecteur de transmission de la COVID-19 et l’expérience montre comment un masque les bloque.» Et en bonus, certaines études suggèrent que le port du masque offrirait également une protection limitée à la personne qui le porte, lorsqu’elle est en contact avec une personne infectée.

Pas besoin de porter un masque N95

Votre ami ne veut pas porter un masque N95 parce qu’il veut les laisser aux travailleurs de la santé? Il a bien raison! Mais ce n’est pas une raison pour ne rien porter du tout.

N’importe quelle barrière de tissu entre la bouche et l’extérieur est utile, comme l’a démontré un chercheur fédéral américain.

La vidéo suivante montre le déplacement de l’air à la suite de l’expiration et d’une toux, en fonction du type de couvre-visage porté:

Ne reste plus qu’à partager cette liste à votre ami récalcitrant... et à tous vos contacts! On ne sait jamais où se cachent les sceptiques.

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