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Fermeture du 281: la propriétaire nous explique sa décision

Entretien avec Annie Delisle, propriétaire de cette institution montréalaise qui va fêter ses 40 ans.

Le 281, fameux bar de danseurs nus de la rue Sainte-Catherine, va fermer ses portes le 5 septembre prochain. Annie Delisle, propriétaire de cette institution des nuits montréalaises, a répondu aux questions du HuffPost Québec.

«Je vais bientôt fêter mes 50 ans et je dois avouer que 17 ans de vie de nuit, c’est épuisant! Je suis fatiguée. Cela fait un an et demi que je m’interrogeais sur la suite - et plus précisément ces six derniers mois j’avais envie d’arrêter. J’ai eu une proposition, je l’ai acceptée!»

À qui as-tu vendu?

«J’ai vendu au promoteur immobilier montréalais Mondev. C’est signé! On s’est même entendu sur la date de départ. Le 5 septembre prochain au soir sera la dernière soirée au 281.»

Tu as vendu le 281, c’est donc fini pour le club?

«J’ai vendu la bâtisse dont je suis propriétaire, ce qu’on sait moins, et donc oui le club ferme. Mondev rachète la bâtisse. Point.»

Que vas-tu faire jusqu’au 5 septembre?

«On va fêter les 40 ans du 281, autant dire qu’on est dans les préparatifs des nouveaux numéros. Le club a ouvert le 14 avril 1980, on va célébrer à partir du 16 avril et jusqu’au 5 septembre. Ça va être un vrai tourbillon.»

Comment les danseurs ont-ils pris la nouvelle?

«Certains ne s’y attendaient pas, d’autres plus. Il faut dire que ces derniers mois, j’étais seulement un soir par semaine au club. J’étais fatiguée.»

Une page se tourne, tu es triste?

«C’est un mélange d’émotions. Mais la perspective de revenir à une vie de jour est séduisante.»

Des projets?

«J’ai fait de longs voyages ces dernières années, dont un au Rwanda l’an dernier qui m’a vraiment marquée. Je dois avouer que j’ai envie de me sentir utile. Je ne sais pas encore ni où ni comment. Un voyage humanitaire? En attendant jusqu’au 5 septembre, je serai au club pour toutes les soirées.»

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