POLITIQUE
16/08/2019 09:58 EDT

Andrew Scheer réclame une enquête sur l'affaire SNC-Lavalin

Lors d’une conférence de presse à Moncton, M. Scheer a déclaré que Justin Trudeau avait trahi les Canadiens.

Michael Bell/La Presse canadienne
Photo d'archives.

MONCTON, N.-B. — Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, veut que le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique fasse enquête sur l’affaire SNC-Lavalin.

Le rapport déposé cette semaine par le commissaire à l’éthique, Mario Dion, a conclu que le premier ministre Justin Trudeau avait contrevenu à la Loi sur l’éthique en exerçant des pressions indues sur l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould dans le dossier SNC-Lavalin.

Lors d’une conférence de presse à Moncton, M. Scheer a déclaré que le premier ministre avait trahi les Canadiens. Vendredi matin, il a demandé aux députés libéraux du Comité de ne pas se livrer à du camouflage en ne s’opposant pas à ce que le Comité fasse enquête.

Le chef du Parti conservateur a également annoncé le lancement d’une campagne pour demander aux Canadiens de contacter les députés afin de faire pression sur eux pour qu’ils votent à ce sujet.

Andrew Scheer a déclaré que Justin Trudeau avait «trahi la confiance» des Canadiens et du parti libéral, ajoutant qu’il estimait qu’il y avait suffisamment de preuves d’inconduite pour justifier une enquête de la GRC.

Les députés conservateurs et néo-démocrates ont demandé une réunion d’urgence du comité de l’éthique afin d’examiner le rapport Dion.

Les deux partis d’opposition ont suffisamment de membres au comité pour forcer une réunion d’urgence, toutefois les libéraux détiennent la majorité des sièges au comité.

Justin Trudeau a déclaré qu’il acceptait le rapport et assumait la responsabilité de ce qui s’était passé, mais il était en désaccord avec certaines des conclusions de M. Dion, notamment qu’il n’aurait pas dû avoir de contact avec la procureure générale au sujet de l’affaire.

À voir: Trudeau blâmé par le commissaire à l’éthique