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21/11/2019 17:14 EST | Actualisé 22/11/2019 07:23 EST

Andrée Lachapelle est décédée

La comédienne s'est éteinte à l'âge de 88 ans.

La Presse canadienne
Photo de 2011.

La comédienne Andrée Lachapelle est décédée à l’âge de 88 ans.

L’actrice est décédée des suites d’un cancer. Elle a demandé à recevoir l’aide médicale à mourir, selon sa famille, parce qu’elle n’avait pas envie de subir d’acharnement thérapeutique.

Tout récemment, on avait pu voir notamment la grande actrice dans le film “Il pleuvait des oiseaux” de la réalisatrice Louise Archambault, aux côtés de Gilbert Sicotte et de Rémy Girard. Elle avait d’ailleurs signifié qu’il s’agissait de son dernier rôle.

Benjamine d’une famille de sept enfants, Andrée Lachapelle est arrivée comme une surprise dans la vie de ses parents, alors âgés de 45 ans. Dès sa plus tendre enfance, elle a voulu jouer la comédie. Lorsque ses frères et soeurs jouaient dans des pièces, elle récitait des poèmes pendant les entractes, et elle participait à tous les spectacles à son école. Elle a d’ailleurs suivi des cours de diction dès l’âge de six ans, puis s’est inscrite comme élève, à 14 ans, au Studio 15 animé par Gérard Vleminckx.

Malgré sa soif de théâtre, elle obtient tout de même un diplôme d’institutrice et enseigne quelques années avant de se consacrer entièrement au jeu.

C’est au Festival de Montréal, à l’été 1952, qu’elle fait la rencontre du comédien Robert Gadouas, qui deviendra son amoureux. Leur relation durera 10 ans et ils seront parents de trois enfants. Leur séparation survient en 1963, et Robert Gadouas s’enlèvera la vie quelques années plus tard, en 1969.

“Je n’ai pas eu une vie facile. J’ai vécu beaucoup d’épreuves. J’ai vu mes frères mourir de maladie très jeunes, l’un à 18 ans, l’autre à 25 ans. J’ai perdu l’homme de ma vie et le père de mes trois enfants alors que je n’avais que 30 ans. Mon métier a très certainement été mon amant le plus fidèle. Pour le reste, ça n’a pas toujours été très drôle, mais je ne me suis jamais laissée abattre”, avait-elle confié lors d’une entrevue à “La Presse” en 2012.

En 1971, elle épouse le comédien Dominique Briand, grâce à l’insistance de qui elle a obtenu le rôle de Blanche Dubois dans “Un Tramway nommé Désir” de Tennessee Williams, qui connaîtra un grand succès lorsqu’elle sera montée à Paris.

Pendant de nombreuses années enfin, elle a été la conjointe du réalisateur André Melançon, mort en 2016 à l’âge de 74 ans.

À voir: la bande-annonce du film «Il pleuvait des oiseaux»

“Dans la vie, deux choses sont importantes: notre naissance et notre mort. Entre les deux, on vit autant qu’on peut. C’est la même chose au théâtre: entre l’entrée et la sortie, on joue toujours de notre mieux”, avait-elle déclaré lors d’une entrevue donnée au quotidien “Le Droit”, en 2010.

Son amour du théâtre l’amènera à monter sur scène fréquemment, participant souvent à plusieurs productions chaque année. On l’a vue dans “Incendies” de Wajdi Mouawad, dans “Albertine en cinq temps” de Michel Tremblay, dans “Oh les beaux jours” de Samuel Beckett, dans “Soudain l’été dernier” de Tennessee Williams, pour n’en nommer que quelques-unes.

En plus du théâtre, Andrée Lachapelle a participé à plusieurs projets au petit comme au grand écran. Elle a ainsi participé au “Temps d’une paix”, “Monsieur le ministre”, “La maison Deschênes”, “Scoop”, “Le volcan tranquille” et, plus récemment, “L’auberge du chien noir”, “La galère” et “Yamaska”. Elle a même tenu son propre rôle dans la comédie télévisée “Tout sur moi”.

Au cinéma, on l’a vue dans “YUL 871” de Jacques Godbout, “Dans le ventre du dragon” d’Yves Simoneau, “Jésus de Montréal” de Denys Arcand, “La dernière fugue” de Léa Pool et “Route 132” de Louis Bélanger, entre autres.

Voici quelques réactions à la suite du décès de cette grande dame du théâtre et du cinéma:

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