POLITIQUE
10/08/2020 14:59 EDT

Québec hésite à donner des amendes aux manifestants antimasques

La ministre Geneviève Guilbault évoque l'importance de respecter le droit de manifester.

Paul Chiasson/La Presse canadienne
La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec Genevieve Guilbault a évoqué lundi la possibilité de sévir contre les manifestants antimasques.

Le gouvernement Legault hésite toujours à imposer des amendes aux citoyens qui se regroupent pour défier publiquement les consignes sanitaires.

Il se dit à la recherche de l’équilibre à trouver entre la répression de comportements délinquants et le respect du droit de manifester.

Cet équilibre n’est toujours pas trouvé, a convenu lundi la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui dit jongler avec divers scénarios.

En conférence de presse sur un autre sujet, Mme Guilbault réagissait à la manifestation contre l’obligation de porter le masque survenue samedi à Montréal, à la suite d’autres manifestations du même genre au cours des dernières semaines.

Des milliers de personnes y ont participé, sans porter de masque et sans respecter la distance de deux mètres entre elles, brandissant des slogans hostiles aux mesures sanitaires imposées par Québec pour contrer le virus de la COVID-19.

Depuis des semaines, Mme Guilbault affirme qu’elle songe à mettre en vigueur des mesures répressives pour dissuader les citoyens d’adopter ce genre de comportements à risque.

Tout en réaffirmant que les gens ont le droit de s’exprimer et de manifester, elle a dit évaluer la pertinence d’adopter «des mesures répressives», en vue de dissuader les gens «qui seraient tentés de ne pas respecter les règles».

Mais l’heure n’est pas encore venue de trancher, a laissé entendre la ministre, en se disant incapable de chiffrer le phénomène et d’estimer l’ampleur du mouvement antimasque au Québec.