POLITIQUE
13/11/2019 15:33 EST

Course à la direction du PLQ: l'arrivée d'un possible nouveau joueur fait réagir

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a annoncé hier qu’il quittait ses fonctions au sein de l’Union des municipalités du Québec.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Alexandre Cusson (photo d'archives)

QUÉBEC — L’arrivée possible du maire de Drummondville, Alexandre Cusson, dans la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) a fait réagir tous les partis politiques, mercredi.

Elle a poussé la libérale Dominique Anglade, seule candidate en lice depuis des mois, à procéder à l’annonce d’un dixième appui, dans une apparente démonstration de force.

L’aspirante chef a descendu les marches d’un grand escalier boisé, au coeur du parlement, en compagnie des 10 députés qui l’appuient en date d’aujourd’hui, dont Gregory Kelley (Jacques-Cartier). 

Celui-ci a vanté les qualités de son «amie Dom», qui est mère de trois enfants et en bonne posture pour devenir la prochaine première ministre du Québec, selon lui. 

Mme Anglade a soutenu que cette sortie était déjà prévue, avant même que M. Cusson ne montre des signes d’intérêt pour la chefferie du PLQ.

La veille, Alexandre Cusson a annoncé qu’il quittait ses fonctions de président et membre du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Plusieurs y ont vu un signe qu’il comptait se lancer dans la course au leadership du PLQ.

Fébrilité à Québec

Mercredi matin, une certaine fébrilité s’était emparée des politiciens à l’Assemblée nationale, qui voient en M. Cusson un candidat de grande qualité.

Le député libéral de La Pinière, Gaétan Barrette, qui se dit lui-même en réflexion, a salué la possible arrivée en scène de M. Cusson.

«C’est un individu qui a fait sa marque sur le plan politique, qui est très compétent. En plus, c’est une personne de région. Je ne peux pas dire autrement que c’est une excellente candidature», a-t-il commenté.

De son côté, Sylvain Gaudreault, du Parti québécois, souhaite la bienvenue à M. Cusson, avec qui il entretient «personnellement une bonne relation de travail».

Le premier ministre François Legault s’est quant à lui montré enchanté de l’arrivée possible d’un candidat venant d’une région «toute caquiste depuis longtemps».