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30/06/2020 07:42 EDT | Actualisé 30/06/2020 07:42 EDT

Alexandra Stréliski récompensée lors des prix Juno

Dominique Fils-Aimé et Les Louanges ont aussi remporté un Juno chacun.

Raphaël Ouellet via Facebook/Alexandra Stréliski
Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski a remporté le prix de l’Album instrumental de l’année alors que Alessia Cara a été l’artiste la plus récompensée lors de la diffusion des prix JUNO 2020.

Confinement oblige, la plus grande soirée de l’industrie musicale canadienne s’est déroulée virtuellement lundi.

Le gala a duré un peu plus de 90 minutes, et les prix Juno ont été distribués à une vitesse historique, avec 42 trophées remis.

C’est Alessia Cara, âgée de 23 ans, qui a brillé le plus en remportant trois statuettes, dont celui de l’Album de l’année, l’Album pop de l’année et Compositeur de l’année pour «The Pains of Growing».

La pianiste Alexandra Stréliski a gagné son premier prix Juno pour l’Album instrumental de l’année avec «Inscape». Elle était également en nomination pour le Juno de l’Album de l’année et celui de la Révélation de l’année.

Dominique Fils-Aimé a remporté le prix de l’Album jazz vocal de l’année pour «Stay Tuned!» tandis que Jacques Kuba-Séguin est reparti avec la statuette de l’Album jazz de l’année pour «Migrations».

De son côté, l’artiste Les Louanges (Vincent Roberge ) a raflé le prix de l’Album francophone de l’année avec «La nuit est une panthère».

Le groupe montréalais Half Moon Run a gagné le prix de l’Album alternatif adulte de l’année.

Dawn Tyler Watson, qui est établie à Montréal, s’est pour sa part distinguée en repartant avec le prix de l’Album blues de l’année et la Composition classique de l’année est allée à la montréalaise Ana Sokolovic.

Parmi les autres faits saillants, citons Shawn Mendes, deux fois lauréat, qui a été sélectionné comme Artiste de l’année. «Senorita», son duo avec sa petite amie Camila Cabello, a mérité le titre de Single de l’année, faisant de lui le premier artiste à remporter ce prix pendant trois années consécutives.

La chanteuse pop Avril Lavigne a ravi le prix du choix du public, qui est décidé par les téléspectateurs, pour la deuxième année consécutive et la troisième fois de sa carrière.

La cérémonie de lundi était également empreinte d’un sentiment d’urgence sociale.

Certains présentateurs ont fait état du besoin de faire plus de place aux artistes noirs, autochtones et aux autres groupes minoritaires.

L’animateur de CBC Radio, Odario Williams, qui est également membre du collectif hip-hop Grand Analog, a mentionné plusieurs lacunes des Juno Awards.

Il a noté qu’il a fallu 15 ans après la première cérémonie en 1970 avant que les artistes soul et reggae soient inclus dans la liste des catégories, alors que ce n’est qu’en 1991 que le premier prix d’enregistrement de rap a été décerné à Maestro Fresh Wes.

«Je dois remercier les artistes canadiens noirs et autochtones des années 70, 80 et 90 qui sont de véritables pionniers de la croissance de notre paysage musical», a-t-il déclaré en faisant référence à Liberty Silver, qui fut la première femme noire à remporter un Juno en 1985.

Bien que les organisateurs du gala aient fait des efforts pour améliorer la diversité ces dernières années, le président Allan Reid a reconnu qu’il restait encore beaucoup à faire.

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