POLITIQUE
11/01/2021 09:37 EST | Actualisé 11/01/2021 14:05 EST

Agression sexuelle: le député Harold LeBel plaidera non coupable

L’homme de 58 ans est accusé d’agression sexuelle. Il a été arrêté le 15 décembre dernier par des policiers de la Sûreté du Québec.

La Presse Canadienne/Francis Vachon

Le député Harold LeBel plaidera non coupable à l’accusation d’agression sexuelle qui a été portée contre lui, a annoncé son avocat, Maxime Roy.

M. LeBel a comparu lundi au palais de justice de Rimouski par visioconférence. Il a été arrêté le 15 décembre dernier par des policiers de la Sûreté du Québec, puis exclu du Parti québécois (PQ).

Les faits qui sont reprochés à Harold LeBel se seraient produits en 2017. L’identité de la présumée victime est protégée par une ordonnance de non-publication.

Le 17 décembre dernier, le politicien a soutenu dans un communiqué n’avoir “rien à se reprocher” et vouloir continuer d’exercer sa fonction de député de Rimouski à titre d’indépendant.

Lundi, Me Roy a affirmé que son client cherchera à assouplir certaines conditions liées à sa promesse de comparaître et plaidera non coupable dans cette affaire.

“On va réserver notre choix quant au mode de procès, a déclaré Me Roy au juge, mais il est (dans) l’intention de M. LeBel d’enregistrer éventuellement, au moment opportun, un plaidoyer de non-culpabilité.”

La défense et la poursuite sont par ailleurs en discussion quant à un possible assouplissement de certaines conditions imposées à l’accusé.

L’une d’elles lui interdit de se retrouver dans le même lieu que la présumée victime: M. LeBel pourrait en théorie la croiser à l’Assemblée nationale.

L’objectif est “d’assurer la sécurité de la plaignante tout en permettant à M. LeBel de pouvoir assumer sa fonction législative”, a expliqué Me Roy à La Presse Canadienne.

“D’abord, il faudra connaître le calendrier de l’Assemblée nationale et son mode de fonctionnement en prévision de la prochaine séance”, a-t-il ajouté.

De son côté, la procureure Manon Gaudreault a indiqué que la preuve consistait en trois enregistrements audio-vidéo qui seront transcrits. Il reste également des “paquets scellés” à ouvrir, a-t-on affirmé.

Le dossier est reporté au 16 février.

Cette affaire fait grand bruit dans le monde politique. La nouvelle de l’arrestation de M. LeBel a eu l’effet d’une bombe à l’Assemblée nationale, où le député jouissait d’une bonne réputation.

M. LeBel venait tout juste d’être sacré “Meilleur représentant de sa circonscription” dans le cadre d’un sondage de “La Presse” réalisé auprès des députés de l’Assemblée nationale.

Il était porte-parole du PQ en matière d’emploi, de solidarité sociale, de lutte contre la pauvreté et d’action communautaire autonome.