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17/07/2019 13:27 EDT

Musique, peinture, podcast, Adamo Marinacci ne chôme pas depuis «Occupation Double»

«J’ai commencé à écrire des textes pour me vider le cœur...»

Courtoisie

On peut dire qu’Adamo Marinacci ne chôme pas depuis qu’il a remporté Occupation Double Bali. Le jeune homme, qui séduit par son franc-parler, est la vedette iHeartRadio du mois de juillet : une belle occasion de faire connaître sa musique au grand public et de promouvoir le vidéoclip de sa nouvelle pièce intitulée Bin oui. Le Huffpost Québec s’est entretenu avec cet artiste multidisciplinaire qui refuse de se décrire comme un influenceur.   

Un premier album solo 

Adamo avoue que l’histoire derrière la chanson Bin oui frôle le conte de fée. Séparé de sa copine avant de se joindre à l’aventure Occupation Double, il a entamé l’écriture de la pièce - qui raconte leur histoire brisée -  alors qu’il se trouvait à Bali. 

«J’écrivais pour mon ex qui, aujourd’hui, est redevenue ma blonde, raconte-t-il. Ça faisait un an que je n’étais plus avec elle quand j’étais à OD, elle venait de me téléphoner pour m’annoncer qu’elle avait la sclérose en plaques et j’ai écrit cette chanson pour elle. Pour moi, c’était comme la preuve dans ma tête que je ne pensais pas trouver l’amour à Occupation Double. Comme je pensais toujours à elle, c’était un peu difficile de me remettre dans le bain d’aimer quelqu’un d’autre.»

La vibe de cette pièce? «Celle d’un Adamo dépressif qui avait le goût de chantonner», dit-il mi-sérieux. Un peu hip-hop, R&B, un peu soul, même s’il ne se trouve pas assez bon chanteur pour pouvoir prétendre faire du soul ou du R&B. «Je ne suis pas un chanteur, j’étais plutôt un rappeur un peu triste à ce moment-là.»

Courtoisie

De retour avec sa douce, le rappeur, qui n’est plus triste, travaille sur son premier album solo avec Doug St-Louis. «J’ai commencé à écrire des textes pour me vider le cœur, je ne m’attendais pas nécessairement à rapper, confie-t-il. À l’adolescence, quand mon père est décédé (il était aussi atteint de la sclérose en plaques), je ne savais pas trop quoi faire, donc au lieu de juste «me péter», j’ai commencé à écrire des textes. Vers 18 ans, j’ai commencé à me dire que j’écrivais quand même bien et que je devrais commencer à faire du rap, car j’en écoutais tout le temps.»

Celui qui signe la chanson thème de la nouvelle série Colocs! (avec Catherine, gagnante d’OD Grèce, et Alanis d’OD Bali) explique prendre plaisir à mélanger les styles musicaux, notamment le rap et le soul. Il qualifie cette pièce, créée après avoir été approché par V Télé, d’«happy qui fait un peu danser». Celle-ci se retrouvera d’ailleurs sur son album. 

Un possible projet de traduction et d’adaptation francophone d’une chanson de Dan Desnoyers pourrait voir le jour aussi rapidement qu’en août prochain. Aucun contrat n’a toutefois été signé pour l’instant.

D’ailleurs, que les admirateurs de son groupe Gros Big se rassurent : le groupe n’est pas mort. Les deux membres prennent simplement le temps de se concentrer sur leurs projets respectifs. Une initiative qui lui permettra ensuite de créer ses chansons à coups de délires, un peu à la manière de Lonely Island. 

Le prochain rêve/projet d’Adamo et de son comparse, le rappeur J7? Créer un mini film d’une trentaine de minutes, un EP de 5 ou 6 chansons qui seraient toutes reliées afin de former un gros clip racontant plusieurs histoires.

 Adamo le peintre, l’intervieweur et le joueur  

L’un des grands regrets d’Adamo la personnalité publique reste que les gens s’intéressent plus aux détails de sa vie personnelle qu’à ses projets artistiques, notamment son amour pour la peinture. 

«Les gens ne savent pas que je peins depuis presque trois ans. Ça roule bien. J’ai fait deux vernissages après OD et c’est complètement passé dans le beurre. Les gens s’en foutent sur les réseaux sociaux, ils veulent savoir ce que je mange et avec qui je sors», a déploré celui qui expose fréquemment au WIP, une galerie d’art du boulevard Saint-Laurent à Montréal. 

«Je ne veux pas être influenceur, ça me gosse tellement, ajoute-t-il. Sur les réseaux sociaux, je partage n’importe quoi, ce qui me tente, au jour le jour. Mais je ne partagerai jamais que j’utilise du shampoing L’Oréal ou des shits comme ça. Le pire du pire que je peux faire, c’est des concours, car au moins là il y a quelque chose de fun. Le reste, je pense que je suis trop vieux pour ça. J’ai accepté ce genre d’offres trop souvent et je trouvais ça vraiment chiant.»

Quant à ses autres projets, Adamo souligne son podcast Le Temps d’un Jujube. Concept éclaté s’il en est un, le podcast fait prendre un jujube de marijuana à l’animateur et à son invité; un artiste du milieu culturel québécois. Le duo discute ensuite «en se laissant porter par le buzz». Huit invités se sont déjà prêtés à ce jeu unique.  

Amateur de jeux vidéo, Adamo le joueur est aussi sur le point de lancer son émission où les amateurs le regarderont jouer (une pratique de plus en plus populaire). Le rappeur souhaite évidemment composer sa propre musique pour accompagner le tout.

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