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31/08/2018 10:21 EDT | Actualisé 31/08/2018 10:30 EDT

Je rêve

Cette frénésie de dépenses motivée par un clientélisme politique me laisse pantois.

The Canadian Press Images
Je rêve d'une formation politique qui présenterait une équipe solide avec une seule promesse: nous allons gérer votre argent avec rigueur.

Les chefs de parti rivalisent d'imagination depuis le début de la campagne électorale pour nous séduire avec notre argent. Les juteux surplus budgétaires du Québec font saliver ceux qui veulent nous diriger.

Dans le cas des libéraux de Philippe Couillard, la valse des milliards a débuté il y a des mois, balançant des années de régime minceur.

La Coalition avenir Québec aurait pu faire le pari que les électeurs sont des gens intelligents et responsables et éviter de tomber dans la surenchère électorale ruineuse. Et non, elle en est à 5 milliards $ de promesses et la campagne est loin d'être terminée.

Le Parti québécois de Jean-François Lisée est le plus raisonnable des partis politiques à ce chapitre et ses promesses sont modestes, à peine 500 millions$. Ce qui est déraisonnable dans le cas du PQ c'est la lourde présence de l'État dans ses propositions.

Faut-il vraiment que l'État s'invite dans la boite à lunch des enfants ou dans l'achat de matériel scolaire! La responsabilité parentale existe toujours. Lorsque le PQ jongle avec l'idée d'une application, du type Tinder, pour pousser le covoiturage, on divague. Sérieusement Jean-François!

Cette frénésie de dépenses motivée par un clientélisme politique me laisse pantois. Je rêve d'une formation politique qui présenterait une équipe solide avec une seule promesse: nous allons gérer votre argent avec rigueur et vous retourner les sommes colossales, appelées surplus, que nous avons perçues en trop.

On traite plutôt les Québécois comme des naïfs qu'on peut acheter avec leur propre argent.

Je rêve, bien sûr, mais les campagnes électorales doivent servir à ça.

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