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Pierre Céré, la dernière épine

Avec l'abandon de Pierre Céré s'évanouit la dernière note discordante dans la course au leadership du Parti québécois.

Avec l'abandon de Pierre Céré s'évanouit la dernière note discordante dans la course au leadership du Parti québécois. Celui qui se qualifiait de «cinquième candidat» portait un regard lucide sur les causes de la défaite historique du PQ. Notre parti, disait-il, s'est coupé de la jeunesse et des immigrants en raison de son repli identitaire et il aura de la misère à s'en remettre.

À suivre les débats internes péquistes, on oublie qu'une majorité de la population a rejeté massivement le PQ le 7 avril 2014. En écoutant ces débats, on a l'impression que la souveraineté est à portée de main et n'attend que le bonne stratégie ou le chef providentiel.

On peut ne pas être d'accord avec les idées de Pierre Céré, mais c'est un vrai homme de gauche assumé, contrairement à vous-savez-qui dont les convictions varient de jour en jour.

Céré a lancé l'attaque la plus dévastatrice contre Pierre Karl Péladeau en le dépeignant comme un «Citizen Péladeau» qui veut s'acheter un parti politique. Il a récidivé en révélant que le magnat de la presse avait tenté de l'intimider, en privé, après qu'il eut posé des questions, bien légitimes, sur les risques de conflits d'intérêts que pose le fait qu'il soit actionnaire de contrôle de Québécor.

Plus grave encore, le meneur dans la course aurait tenté de le museler en lui demandant combien il coutait!

Jean-François Lisée et Bernard Drainville avaient joué auparavant le rôle d'empêcheur de tourner en rond dans cette très longue course. L'un a rendu les armes, l'autre s'est plié devant le rouleau-compresseur de l'organisation PKP et pensé à son avenir au sein de cette formation.

Piere Céré n'est pas un élu, ce qui lui conférait une liberté de parole plus grande. Il n'a pas à négocier sa place avec le nouveau chef. Dans cette course à trois, il se rallie donc à anybody but PKP. Dimanche, il dénonçait toujours cette convergence du monde politique et artistique, ce qu'il faudra bien un jour, décrire comme la «peoplelisation» de la politique québécoise.

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