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25/01/2017 08:11 EST | Actualisé 25/01/2017 08:12 EST

Éducation financière: ces syndicats qui refusent de faire avancer le Québec

Plus les années passent et plus les syndicats sont devenus maîtres dans l'art de se couvrir de ridicule en public. Ce n'est pas compliqué, dès qu'un changement se pointe l'horizon, le syndicaliste moyen fait preuve d'obscurantisme et prend le chemin de la guerre.

Plus les années passent et plus les syndicats sont devenus maîtres dans l'art de se couvrir de ridicule en public. Ce n'est pas compliqué, dès qu'un changement se pointe l'horizon, le syndicaliste moyen fait preuve d'obscurantisme et prend le chemin de la guerre. Au nom de la doctrine, peu importe le sujet, il y a toujours une Josée Scalabrini ou un Sylvain Mallette de ce monde pour s'offusquer publiquement. S'insurger que les protocoles n'ont pas été respectés et que les échéanciers sont ridiculement courts.

Bref, les syndicats adorent réfléchir, mais ne leur demandez surtout pas d'agir! Au château fort de l'inaction, les grands penseurs syndicaux trouvent toujours les mots justes pour nous convaincre d'appuyer leur sacro-saint statu quo. Leurs grands combats sociaux d'hier ont été remplacés depuis belle lurette par des crisettes d'enfants rois pour sauvegarder leur confort et leurs cuillères d'argent.

C'est donc dans une banalité déconcertante que les syndicats de l'enseignement sont montés aux barricades pour demander un moratoire pour bloquer les cours d'éducation financière. Les trois syndicats de l'enseignement sont en beau fusil contre le ministre Sébastien Proulx, car «ils reprochent au ministre de ne pas avoir formellement consulté les enseignants avant d'aller de l'avant». Les syndicats trouvent la décision de Monsieur Proulx d'imposer les cours d'économie financières dès cette année «d'irrespectueuse» et «d'illégale».

Minute papillon : depuis quand un patron a l'obligation de consulter ses employés avant d'effectuer un changement dans leurs tâches?»

Dans la vraie vie Josée, quand ton boss te demande d'accomplir une nouvelle tâche, tu t'adaptes, tu obéis et surtout tu fermes ta gueu**. C'est aussi simple que ça! On ne demande pas aux professeurs de récurer les toilettes de l'école avec des brosses à dents de seconde main, on leur demande simplement d'enseigner. Point. Si tu veux avoir le privilège de faire à ta tête, de créer tes propres règles, de critiquer, rien ne t'empêche de te lancer en affaires. Deviens entrepreneure.

Tu pourras ainsi créer tes propres écoles immaculées de toutes notions financières. Tu auras le loisir de prendre tout ton temps pour y réfléchir et de consulter tous tes amis. Mais tant que tu seras salariée et payée par les contribuables, tu devras te conformer aux récriminations de ton patron.

Le temps des syndicaleux grincheux qui s'opposent systématiquement en bloc à toute nouveauté est derrière nous. Dans le monde d'aujourd'hui, si tu n'es pas prêt à accueillir le changement et fournir un effort soutenu pour t'améliorer chaque jour... une place de choix t'attend chez-toi. Sur ton canapé, devant Facebook, il y a des centaines de gens qui s'impatientent déjà pour chialer avec toi. Chialer contre le système, contre la météo, contre les banquiers, contre les sans-génie, contre Sébastien Proulx. C'est si facile de dire non, mais l'avenir appartient à ceux qui disent oui.

Tu as choisi d'être salariée Josée, alors fais comprendre à ton monde qu'ils sont payés pour s'adapter. Est-ce que ce sera facile? Non! Est-ce qu'il y aura des ratés? Oui! Que les professeurs s'accordent le droit à l'erreur pour l'amour! «Version one is always better than version none».

Si le syndicat, qui se dit contre la pauvreté se dépoussiérait un peu l'esprit, et redressait son dos courbé à force de regarder ses pieds, il se rendrait compte que dehors, il y a une population qui appuie unanimement le retour de l'éducation financière dans nos écoles.

Lorsqu'il y a consensus, cher syndicat, il y a un silence qui plane sur la ville, écoutez ce doux silence et vous constaterez que vous êtes les seuls à crier.

Tous sont d'accord que l'éducation est la clé pour se sortir de la misère. Tous sont d'accord pour dire que les gens qui en connaissent plus sur l'argent sont favorisés à devenir fortunés. Pour ma part, je rêve d'une société plus riche, qui s'entraide à devenir riche. Que les syndicats n'aiment pas ce sujet-là, la façon, la manière, le cadre, c'est une chose, mais qu'ils se fassent complices de l'analphabétisme financier, ne serait-ce qu'une journée de plus, ça, ça ne passe pas! Et ça ne passera plus jamais!

Alors, chers syndicats, je vous invite à lire ma lettre ouverte à Philippe Couillard pour mieux comprendre la direction où l'on va. Je ne vous demande pas d'être d'accord, je vous demande seulement d'ouvrir votre cœur et de stopper l'insoutenable. Je vous demande de faire tout en votre pouvoir pour que nos enfants soient mieux outillés pour devenir libres financièrement. Je t'invite Josée à prendre part avec moi à la lutte contre l'analphabétisme financier qui gangrène notre société. Les cours d'économie financière : oui, on en a vraiment besoin! Eh oui, ce n'est qu'un premier pas pour faire du Québec la province la plus riche de la planète.

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