LES BLOGUES
19/07/2018 11:44 EDT | Actualisé 19/07/2018 11:53 EDT

Qu'est-ce que ça prend pour vivre libre et heureux?

Passer d'une «obsédée du contrôle» à une fille qui lâche prise d'une façon sélective et consciente n'est pas une mince affaire

Klaus Vedfelt via Getty Images

Pour vivre libre et heureux, la recette n'est pas secrète ni compliquée: il faut vivre dans le moment présent. Le passé ne sert que de leçons et le futur est un mystère opaque sur lequel on a zéro pouvoir.

Depuis un certain temps déjà, j'apprends et pratique le lâcher prise par rapport à tout ce que je ne peux contrôler. Au début, c'était lourd à porter car ma conscience ne cessait de me parler et de m'inciter à vouloir tout contrôler. Passer d'une «obsédée du contrôle»à une «fille qui lâche prise» d'une façon sélective et consciente n'est pas une mince affaire. C'est un travail de moine qui nécessite une révision continuelle, de l'introspection et de l'autocritique.

Depuis que j'ai développé cette attitude m'aidant à faire davantage confiance à la vie, elle me le rend en double. Aujourd'hui, je me sens plus légère et moins encombrée. Je me charge de ce qui est contrôlable seulement et le reste, je le lègue à l'univers.

On s'inquiète tous d'avance de ce qui PEUT arriver. Ceci gâche notre moment présent sans toutefois nous soutirer du positif ou de certitude par rapport au futur.

Il gruge notre énergie et nous remplit de doutes. En tout cas, c'est un aspect de ma vie qui ne me dérange plus. Je vis à fond le moment présent. Je le vis lentement, sans me soucier d'avance de ce qui peut mal tourner. Je gère les déceptions, s'il y en a, en temps et lieu. Donc, ça ne donne rien de s'inquiéter d'avance. Bon, j'avoue que j'échoue encore des fois à pratiquer le lâcher-prise, mais ce n'est que «des fois». C'est normal, je suis humaine et imparfaite.

L'important, comme dans n'importe quoi, c'est de se diriger vers la prise de conscience. L'autre moitié étant de pallier la situation en mettant en place des mesures permettant d'avancer et de cheminer afin de s'approcher du but, un pas à la fois.

Vivre libre, c'est lâcher ce qui perturbe notre paix intérieure.

C'est s'éloigner des écorces et du superficiel pour s'approcher du noyau. En d'autres termes, c'est de retourner à l'essence de la vie. Le superficiel et le matériel nous encombrent et nous détournent de l'essentiel. Ils nous rendent moins libre et moins concentré sur le plus important.

«Libre» et «heureux» deviennent complémentaires et parfois interchangeables. Je suis libre, car j'ai le choix. Je suis libre, car mes pensées sont sans limites. Je suis libre, car je n'ai pas peur de dire non et je suis assez solide pour dire oui. Je suis libre, car je refuse ce qui ne me convient pas. Je suis libre, car je repousse sans crainte ce qui ne me ressemble pas. Je suis libre, car j'accueille à bras ouverts ce qui s'accorde avec mes valeurs essentielles (l'amour, la compassion, l'honnêteté). Je suis libre, car je suis la seule responsable de mon bonheur. Je suis heureuse, car je suis libre. Ceci n'est pas possible si on se projette tout le temps dans le futur et se crée des attentes difficiles à atteindre.

Vivre simple, c'est vivre heureux! C'est un choix qu'on fait. Le bonheur nous habite, mais nous avons le pied sur les freins pour le ralentir pour toutes sortes de raisons. La raison principale, c'est qu'on pense que c'est un but à atteindre. Alors qu'il réside dans les moindres des choses. On commence à courir après comme on court après un mirage sans jamais être capable de l'atteindre. Prenons le temps de regarder autour de nous pour un moment.

Le bonheur est à la portée de notre main. Il est dans le sourire d'un enfant, dans un regard amoureux, dans un coucher de soleil, dans la fragrance d'une fleur, dans une réussite, dans une jasette... on l'emporte avec nous partout. Il nous suit. Il est relatif, aussi. Les choses qui me rendent heureuse ne sont pas nécessairement les mêmes pour quelqu'un d'autre. C'est du sur mesure. Est-ce qu'on s'aime assez? Est-ce qu'on pense qu'on mérite d'être heureux? Qu'est-ce qui nous rend heureux?

Faisons un bilan en répondant à ces questions simples, mais révélatrices. Ainsi, on voit notre attitude et notre vision changer. On se sent plus libre et plus léger. C'est de l'introspection en continu qu'il faudrait faire, afin de remettre les pendules à l'heure chaque fois qu'on déraille.

Ensuite, c'est de prendre un moment pour remercier la vie pour tous les cadeaux qu'elle nous offre.

À LIRE AUSSI:

» Suicide de mon frère: pourquoi n'ai-je pas été assez?
» Santé mentale et services de psychologie: 4 questions aux parti politiques
» Médicaments d'ordonnance: quand plus n'est pas toujours mieux

À VOIR AUSSI: