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23/04/2019 10:13 EDT | Actualisé 23/04/2019 10:17 EDT

Jour de la Terre: la jeunesse nous rappelle à l’ordre

Nous n'avons plus de temps à perdre, il nous faut passer en mode action tout de suite, et relever le défi climatique avec un plan de transition juste pour tous.

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Nos jeunes, qui ont déjà hérité de cette énorme dette écologique et auront à la résoudre tout au long de leur vie, sont plus mobilisés que jamais.

La Semaine de la Terre commence. Cette année, c'est à la fois un cri de détresse, d'appel à la mobilisation et d'espoir qui est lancé. Nous n'avons plus de temps à perdre, il nous faut passer en mode action tout de suite, et relever le défi climatique avec un plan de transition juste pour toutes et tous.

Le défi est d'une dimension planétaire.

Nos jeunes, qui ont déjà hérité de cette énorme dette écologique et auront à la résoudre tout au long de leur vie, sont plus mobilisés que jamais.

Nous — les nombreux partenaires du Jour et de la Semaine de la Terre — leur avons proposé d'écrire des lettres ouvertes, de courts messages adressés à nous, les adultes, et surtout aux décideurs. Ils ont accepté le défi avec passion et assurance.

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Tous ceux et celles qui s'expriment ici auront encerclé l'Assemblée nationale ce lundi 22 avril, Jour de la Terre. Voici leurs mots:

«Le 26 février dernier, j'ai remis une lettre en personne à mon député, Christian Dubé, qui est aussi le président du Conseil du trésor. Dans l'enveloppe qui contenait la lettre, j'avais également placé un crayon à colorier vert pour qu'il puisse verdir le budget du Québec que j'avais représenté par un graphique. Peut-être qu'il a perdu mon crayon vert juste avant le budget? Je serai présent lors du rassemblement du 22 avril à Québec. J'espère que nous serons nombreux autour de l'Assemblée nationale et que tout le monde apportera un crayon vert pour Monsieur Dubé. Avec cent mille crayons verts, il n'aura plus d'excuses pour ne pas verdir le budget du Québec.» Merlin Branchaud, 11 ans

«Pourquoi tournez-vous en rond? Si vous n'agissez pas, il doit y avoir une raison... Avez-vous peur? Avez-vous peur de vous rendre compte que votre génération a tout abîmé? Avez-vous peur de vous rendre compte que c'est plus grave que vous pensez? Avez-vous peur d'agir? Ce qui peut nous sauver, c'est justement d'arrêter de tourner en rond et d'agir maintenant! » Émie Bonin et Tristan Riopel-Levesque, 11 ans

«Nous sommes né.e.s alors que nos possibilités de devenir adultes et citoyen.ne.s à part entière étaient déjà amputées. Je ne suis qu'une enfant et j'ai encore toute la vie à apprendre, il est anormal que les individus de ma génération et moi-même devions nous former à fonctionner dans un système à bout de souffle alors que notre priorité est de tenir notre avenir à bouts de bras. Dans cet ordre de pensées, nous exigeons un cours d'éducation à l'écologie qui nous permettrait d'obtenir les armes nécessaires à nous battre pour notre simple existence. Lutter pour l'avenir est votre responsabilité autant que la nôtre.» Célestine Uhde, 16 ans

«Comment en sommes-nous arrivés là? Agir sans réfléchir, renier notre histoire, vivre au sein d'une culture du soi, du matériel, de la destruction. Que faisons-nous fait collectivement depuis l'exode rural? Celle qui continue, nourrie par l'industrialisation de l'agriculture, le commerce international et la dévalorisation de l'essentiel. Que faisons-nous des liens sociaux, des autres? Il y a une direction à prendre, le choix d'un virage assumé et conscient qu'on doit prendre par nous-mêmes. Dès lors nous serons riches d'un héritage collectif se vivant au présent.» Charles, 26 ans

«Ma génération se fait parler des changements climatiques depuis beaucoup trop longtemps. Nous avons grandi en étant conscients et conscientes de l'ampleur du problème environnemental auquel nous faisons face aujourd'hui. On a grandi avec ce poids sur nos épaules, et vous non. Pourquoi sommes-nous les seul.e.s à nous battre quand vous êtes ceux et celles qui nous lèguent un monde en destruction?» Ève Gabrielle Grégoire

«De plus en plus, les jeunes travaillent avec ardeur pour réaliser des projets pour s'éduquer et lutter contre les changements climatiques. Ce qui ne nous manque pas est une population jeune impliquée et sensibilisée dans ce domaine, ce qui nous manque est de l'organisation et du leadership pour mener cette énergie dans la direction d'un changement concret et durable. Je suis né en 2001, et comme plusieurs jeunes de ma génération, je ne cesse d'entendre que l'avenir nous appartient! Toutefois, je pense que si l'avenir nous appartient, il faut en prendre soin!» Nicolas Kamran, 17 ans

«Wemitikojik: coupeurs d'arbres, en anicinabe. Wemitikojik. Nous? Moi? Que ce soit à perpétuité sous des montagnes de résidus éternels ou perpétuellement sous les sabres des déforestières, le résultat reste le même. Personne n'est vraiment chez soi, chez les Wemitikojik. À la veille du Jour de la Terre, je fais le vœu que bientôt, on puisse enfin toutes et tous se reconnaître en dignes manatciton aki, celles et ceux qui font attention à la Terre.» Rodrigue Turgeon, 25 ans

«Ma nièce, lorsque je pense à l'avenir incertain qui nous attend, je ne peux oublier qu'il s'agit de ton avenir. Tu as présentement trois ans, tu découvres la vie avec simplicité et enchantement comme tous les bambins. Je me mords les lèvres à l'idée que tu découvres les actes que nous n'avons pas posés. Pour toi, ma chère Wanyka, je milite afin que la biodiversité ne soit pas uniquement dans tes livres, mais plutôt dans nos forêts.» Zy St-Pierre-Bourdelais, 20 ans

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