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14/12/2018 06:00 EST | Actualisé 14/12/2018 10:03 EST

«Par accident» de Harlan Coben: l'excitation du réchauffé

Découvrez trois romans qui vous sortiront de l'ordinaire!

L'un des auteurs de romans policiers américains le plus lus à travers le monde, Harlan Coben, revient juste à temps pour les cadeaux de noël avec Par accident...

L'inspecteur Dumas mène une existence paisible dans une petite ville du nord des États-Unis. Son plus grand souci consiste à démontrer chaque jour à ses voisins suspicieux que ce n'est pas parce qu'il vit seul qu'il est homosexuel.

Lorsqu'un policier est tué, il découvre dans la voiture les empreintes de sa bien-aimée disparue des années plus tôt. Le passé revient alors le hanter et le pousse à retrouver sa trace pour comprendre le drame effroyable qu'ils ont vécu.

L'auteur américain maitrise parfaitement son intrigue. Les personnages sont intéressants, leurs motivations sont claires et la narration est limpide. C'est le genre de romans convenus qui plaira donc aux lecteurs occasionnels et à ses admirateurs.

Je reste sur ma faim. Ce n'est pas uniquement parce que Coben nous sert du réchauffé, mais surtout en raison du manque total d'excitation.

Ça fait déjà un bon moment que Harlan Coben ne prend plus aucun risque. Sa clientèle de lecteurs est établie et fidèle, alors pourquoi tenter de se renouveler et quitter le piédestal sur lequel il trône?

Pour ma part, je reste sur ma faim. Ce n'est pas uniquement parce que Coben nous sert du réchauffé, mais surtout en raison du manque total d'excitation. Pas le moindre petit frisson, pas d'éclat, pas de surprises. On se laisse bercer par cette narration bien ficelée, puis on s'endort et on ne se souvient de rien.

Courtoisie
«Par accident», Harlan Coben, roman

Sur les tablettes

Patrick De Friberg, Le Codex des espions (Éd. French Pulp)

La découverte d'un morceau de vélin datant de l'époque du Christ fait la une des médias. Sous l'onciale et les enluminures est caché le testament du Messie, un texte qui pourrait bouleverser le monde. Une autre pièce est en possession du général François Carignac, ancien patron de la DGSE, souvenir du Mur de Berlin...

Le Vatican et la Russie se battent depuis la Guerre froide pour en devenir les uniques propriétaires. Plus qu'un roman d'espionnage, Patrick de Friberg enquête sur les relations troubles de l'ancienne URSS avec cette chrétienté qu'elle a combattue, mais dont elle veut faire aujourd'hui l'un des socles du retour de la Russie forte.

Thriller non sans humour et cynisme, le roman rappelle que la chrétienté, construction habile de Constantin, premier pape, et César, ne tient peut-être plus qu'au secret du Codex des espions...

Courtoisie
«Le codez des espions», Patrick De Friberg, roman

Michel Moatti, Les Retournants (Éd. Hervé Chopin)

Août 2018. Vasseur et Jansen ont décidé de fuir. Quitter le front de la Somme et ne pas mourir dans les derniers assauts de cette guerre qui n'en finit plus. Alors qu'ils s'éloignent des tranchées sous de fausses identités, les deux lieutenants scellent leurs destins. Ils se connaissent mal, mais Jansen comprend très vite que son complice est un psychopathe prenant un plaisir insupportable aux crimes qu'ils doivent commettre.

Ils trouvent refuge au domaine d'Ansennes, une étrange propriété à l'abri de la guerre et du monde. Là vivent un vieil industriel ruiné, sa fille Mathilde, poitrinaire et somnambule, et la très secrète Nelly Voyelle, leur domestique.

Mais déjà, François Delestre, dit «le Chien de sang», un capitaine de Gendarmerie traqueur de déserteurs, est sur la piste des deux hommes. Comme les limiers de chasse au flair infaillible, il a la réputation de ne jamais lâcher sa proie...

Courtoisie
«Les Retournants», Michel Moatti, roman

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