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22/06/2016 10:10 EDT | Actualisé 23/06/2016 08:30 EDT

2018, premier pas vers la souveraineté, si vraiment on y tient!

Il devrait être facile de trouver dans les projets de société respectifs du PQ, de la CAQ et de QS, suffisamment de points de convergence pour les 4 prochaines années.

La division des souverainistes ne date pas d'aujourd'hui! Qu'y avons-nous gagné?

1984 fut l'année du grand schisme, plusieurs de nos grands souverainistes quittent René Lévesque... La meilleure équipe gouvernementale du Québec, une équipe du Parti québécois par surcroit, se disloque. Qui va prétendre que la cause de la souveraineté y a gagné quelque chose? Se pourrait-il, même, que ce soit à ce moment-là que nous ayons perdu les 50 000 votes si stratégiques de 1995? 2% ça se perd si facilement!

Pourtant, René Lévesque a trouvé le moyen de répondre à la situation politique d'alors et de marquer l'Histoire. Il fallait, primo, se débarrasser des libéraux fédéraux et de l'ère Trudeau. Le «Beau risque» a été la solution politique du temps. Qu'avions-nous à perdre avec un Bryan Mulroney? Le Québec progresse, ou la démonstration du contraire est faite! Meech, Charlottetown, des «étapes» vers 1995! À n'en pas douter!

Posons-nous tout de même la question, nous Souverainistes! Que se serait-il passé, si au lieu de perdre le pouvoir à un Robert Bourassa, phase 2, le PQ était resté uni et avait gardé le pouvoir, avec le grand Jacques Parizeau par exemple? La réponse est simple. 10 ans, avant de reprendre la gouvernance du Québec!

Et sans l'affaire Wilhelmy, est-ce que les Québécois auraient vraiment dit «NON»? Nous avons assez joué à la roulette russe avec notre projet de souveraineté!

L'Histoire n'a rien de statique!

Nos ennemis nous font la guerre depuis toujours et eux ont appris de 1995! Non seulement il n'y aura plus jamais de Meech ou de Charlottetown, mais «leur» prochaine fois se voudra un coup de grâce, et soyons-en certain, tout ce qu'il y a de plus «fourré».

Nous sommes convaincus que le fédéralisme est bloqué et le restera à jamais! Alors, servons-nous-en!

Nous avons le choix de rester assis, et possiblement pour encore des décennies, dans les estrades et subir l'«étapisme inverse» de nos ennemis, ou de contrôler notre démarche vers la souveraineté! Appliquer «notre» plan! Ceux qui choisiront de rester assis porteront la responsabilité de cette occasion manquée.

2018, premier pas vers la souveraineté!

En 2018, la priorité politique sera de libérer le Québec des libéraux de Couillard. Toutes les analyses politiques arrivent à la même conclusion: les Québécois ne contrôlent plus leur démocratie. Un gouvernement de salut national s'impose donc.

Le PQ a la responsabilité historique de proposer une alliance qui redonnera aux 2/3 des Québécois le gouvernement qu'ils méritent. Il ne s'agit surtout pas ici pour le PQ de faire des compromis. Ni pour aucun des partis politiques participants d'ailleurs.

Redonner aux Québécois le contrôle de leur destinée est en soi un projet emballant et une motivation suffisante. Il devrait être facile de trouver dans les projets de société respectifs du PQ, de la CAQ et de QS, suffisamment de points de convergence pour les 4 prochaines années.

Un bon début serait de réformer notre démocratie pour qu'elle soit plus représentative. Se donner une Charte des valeurs, vraiment québécoise, cet acte aussi fondateur du Québec de demain que la Loi 101, cet acte manqué par le PQ. La langue, l'immigration, l'économie...

Avec la gouvernance, tout devient possible!

Pour le PQ, le contrôle de l'agenda social, politique et économique du Québec, sans compromis! Qui peut mieux le faire? Donc tout à gagner! Et soyons cohérents, le fédéralisme est bloqué, NON? Ceux qui craignent l'«étapisme» ne comptent jamais le temps perdu dans l'opposition. «La souveraineté d'abord»? Ce sera quand, si nous manquons 2018?

Pour la CAQ, un «Beau risque inversé», un devoir envers le Québec pour les fédéralistes convaincus de la place de la nation québécoise dans un Canada uni! Peut-il y avoir plus fort levier pour l'arracher au ROC que de participer à un gouvernement avec des souverainistes? Une occasion à ne pas rater!

Mieux, il n'y aura aucune limite dans la récupération des pouvoirs du Québec, sauf la détermination de la CAQ à régler une fois pour toutes la situation de la nation, et bien sûr, la «grande générosité» du ROC! Les fédéralistes du «statu quo» sont déjà passés directement aux libéraux. Ce pourrait même être, à la limite, la seule occasion de sauver les options caquistes et leur parti. Bien sûr, éventuellement, ils devront, honnêtement, tirer leurs conclusions.

Pour QS, d'abord démontrer que la «proportionnelle» peut marcher! Participer dans un gouvernement de coalition ne fait-il pas partie de ce mode de scrutin? Les «superbes» décideront s'ils préfèrent attendre encore «10 ans»! Mais où sera le Québec dans 10 ans? Ce que nous aurons, ensemble, décidé qu'il deviendra, ou celui des Couillard/Trudeau! Gageons que beaucoup d'électeurs QS, comme aux élections précédentes d'ailleurs, choisiront d'embarquer.

Et pour ON, direz-vous? Il est normal d'avoir des différences d'opinions dans un parti politique. La réalité démocratique depuis 2011 devrait finalement prévaloir! Le grand Jacques Parizeau rappelait que la souveraineté doit passer par un parti politique. Le PQ a un plan! Et ce plan passe par le seul des trois moyens d'y arriver, soit un référendum. Si on ne veut pas de référendum, on ne veut pas de souveraineté, disait-il!

Terminé l'étapisme d'estrades! Forçons l'Histoire à se répéter

Souverainistes de gauche, de droite, mous, pressés, ou vice-versa, et pourquoi pas versa-vice..., et militants des autres partis, sans le pouvoir rien de nos projets respectifs ne pourra se réaliser.

Et quoi de mieux qu'une équipe de femmes et d'hommes, motivés à redonner au Québec sa place dans ce monde d'aujourd'hui. Il doit certainement être possible de mettre de côté certaines différences politiques, ne serait-ce qu'un terme de 4 années, pour faire que les meilleures compétences de notre société soient mises à contribution.

Un système presque présidentiel, direz-vous? Cet exercice pourrait même en être une démonstration historique, au point qu'il fasse aussi partie de nos choix démocratiques!

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