LES BLOGUES
01/10/2015 11:35 EDT | Actualisé 01/10/2016 05:12 EDT

«The Walk», un film vertigineux

Un funambule qui marche sur un fil de fer tendu entre les deux tours du World Trade Center à New-York, avouez que c'est un bon sujet de film. Encore meilleur quand cela est basé sur une histoire vraie. 

Un funambule qui marche sur un fil de fer tendu entre les deux tours du World Trade Center à New-York, avouez que c'est un bon sujet de film.

Encore meilleur quand cela est basé sur une histoire vraie. 

Le film The Walk qui sort en salle cette semaine, raconte l'exploit que le français Philippe Petit a réalisé le 7 août 1974. 

Non seulement a-t-il parcouru les 60 mètres qui séparent les deux gratte-ciels mais il l'a fait 8 fois, demeurant 45 minutes entre ciel et terre. 

Ce projet fou, Philippe Petit l'a préparé de longue main et le film de Robert Zemeckis nous le fait vivre en IMAX 3D.

Mais tout n'est pas palpitant dans ce film, loin s'en faut. Le premier tiers, qui raconte comment Philippe Petit est devenu un funambule verse souvent dans la caricature. C'est d'autant plus agaçant que le scénario tente toujours de justifier le fait que Philippe Petit parle en anglais.

L'IMAX-3D demeure encore un ennemi de la vraisemblance lorsqu'il s'agit de raconter une histoire à échelle humaine.

Ce qui n'aide pas non plus pour les francophones qui verront la version originale anglaise, c'est que les deux acteurs principaux, Joseph-Gordon Levitt et Charlotte Le Bon, bons par ailleurs, passent du français à l'anglais-avec-un-accent-français sans jamais être tout à fait crédibles.

Mais lorsqu'il s'agit de donner dans la démesure, l'écran géant et la 3D deviennent terriblement efficaces et on ne regrette pas d'avoir des lunettes polarisées sur le bout du nez.

Le dernier tiers du film est carrément haletant. Des scénaristes auraient imaginé toutes les péripéties que Petit et ses complices ont réellement vécues, on les aurait accusés d'exagérer.

Permettez-moi l'image, le «fil» du récit donne le vertige....et les mains moites.

Et que dire de la vue des tours jumelles? Revoir le World Trade Center dans toute sa splendeur vaut le déplacement. Robert Zemeckis, qui nous a déjà donné Who framed Roger RabbitForrest Gump, Cats Away,  nous éblouit de nouveau par ce qu'il réussit à obtenir des départements d'effets spéciaux.

 

Restez jusqu'à la fin du générique, vous allez constater qu'il y a beaucoup de nous autres là-dedans. Le film a été tourné à Montréal et on peut être fier de ce que les équipes de chez nous ont accompli.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST