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10/01/2015 10:26 EST | Actualisé 12/03/2015 05:12 EDT

Les 12 travaux de Marc

L'année 2015 s'annonce difficile pour le directeur du SPVM Marc Parent. Le syndicat ne le supporte que très peu, malgré des déclarations apaisantes; le maire se pose des questions; des officiers supérieurs quittent le département dans l'opprobre; des enquêtes stagnent; et les billets sont en baisse.

L'acquittement du sergent détective Mario Lambert démontre à quel point les tensions intergroupes sont devenues courantes. L'ennemi juré : Philippe Paul qui en prenant une retraite prématurée tente de mettre le couvert sur une marmite qui va nécessairement déborder en 2015.

Dans le cas Philippe Paul, tout comme pour l'ex-vedette Roberge, des procès où la preuve se basait sur la crédibilité de l'enquêteur viennent d'éclater en morceaux. La mafia italienne y gagne sur toute la ligne. Nous ne saurons pas combien de procès seront avortés, mais quel que soit leur nombre, ce sont des deniers publics qui s'envolent en fumée.

Le SPVM a perdu le lustre et la présence qu'il avait dans entre les années 60 et 70. Lentement, mais sûrement, tout comme une petite balle de neige dévalant une côte, ce département a su accumuler les incompétents amis, ceux qui ne prennent des décisions que par opportunisme. Les autres, ceux qui ont tenté - car il y en a eu -, ils ont été poussés, tassés, mis de côté.

La police de quartier ne fonctionne pas, tout le monde le sait. L'exercice aura servi à grossir les rangs des gradés, à séparer les enquêteurs des policiers, les enquêteurs entre eux, à édulcorer les enquêtes et à ériger un système de star, qui maintenant éclate en plein visage d'un directeur qui n'y est pour rien, mais qui, faute de cran, n'y changera rien.

En 2015, Marc Parent devrait relever ses manches et regarder comme il le faut, les différents modules qui composent ses sections spécialisées. En 2014, une pléthore de hauts gradés et quelques sbires ont décidé de partir prestement. Ceci sauve l'image d'un département ballotté par des eaux tumultueuses. Sauver l'image ne fait que masquer le problème, c'est pousser la poussière sous le tapis. Un jour, la poussière n'aura plus de place et là, comme on dit en anglais : When the shit hit the fan...

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