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07/04/2018 08:00 EDT | Actualisé 07/04/2018 08:00 EDT

Les élections et les bonnes vieilles méthodes

Ne vous en faites pas chers votants, aux prochaines élections, vous aurez droit à des cadeaux et des promesses.

Getty Images/iStockphoto
Pour les promesses, ne retenez pas votre souffle, vous pourriez bien en mourir.

Avez-vous remarqué que, quel que soit le palier gouvernemental où l'on regarde, nous revenons aux bonnes vieilles méthodes ? D'abord les promesses et la séduction, puis une fois au pouvoir: DÉCEPTION. Le moule est bien en place, nos élus ont vite compris la façon de procéder.

Faire de la politique autrement, oubliez ça.

À Montréal:

Avant les élections: Ne surtout pas augmenter les taxes. Après l'élection, tiens donc, les coffres étaient presque vides, alors oublions nos promesses. Deux mois seulement après être assis sur le siège encore chaud de Denis 1er, une première promesse non tenue. Il faut malheureusement augmenter les taxes, les amendes et couper juste un peu dans les services. Les gens vont comprendre, nous avons un déficit. La mairesse trouve le moyen d'être en désaccord avec des membres de ses propres troupes. Adieu la loi sur les chiens dangereux et pour faire plaisir aux cyclistes de l'élite, la montagne devra être contournée. En moins d'une année de travail, elle nous fait regretter Denis 1er. Heu... la ligne rose? On peut bien faire deux mandats avec ça.

En moins d'une année de travail, elle nous fait regretter Denis 1er.

Encore une fois, des comités et des tables rondes, pour régler des dossiers que l'on croyait déjà réglés. Faisons semblant, donnons l'impression et dans trois ans, promettons et promettons encore.

Au provincial:

il y a quatre ans, le parti en place nous a répété qu'il nous fallait atteindre l'équilibre et effacer la dette. Couper, couper et recouper, augmenter les taxes, les amendes, diminuer les services. Puis, tout à coup, les spécialistes de la médecine nagent dans un océan de fric. Suivis de plusieurs autres... Sauf les petits travailleurs de la santé et de l'éducation. Puis à quelques mois des élections, miracle! Les vannes s'ouvrent, on voit le gouvernement donner un grand coup et faire oublier les années de vaches maigres.

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«Québec 2018: les élections provinciales»!

Le dernier budget n'était surtout pas électoraliste. Même le ministre des Finances est incapable de cacher ce sourire de dérision. Monsieur Barrette est devenu tout doux et les vieux démons deviennent des anges. Comme tout le monde a souffert, il est normal de redonner un peu. Au cours des 3 dernières années, ce gouvernement nous a quand même arraché quelques milliards de dollars en surplus. Alors, saupoudrons et ils auront oublié. La recette a toujours fonctionné alors pourquoi ne pas l'utiliser. Comment ne pas devenir cynique?

Un parti politique de la gauche gauche, racolant un journaliste mièvre, ayant magasiné un poste au PLC et qui veut faire de la politique autrement en s'attaquant au seul parti qui comme QS. parle d'indépendance.

Au fédéral:

C'est tout à fait la même chose. Les promesses faites avec beaucoup de bruit sont vite oubliées. Un vote proportionnel si cher au premier ministre... Vous n'y pensez pas, le bon peuple n'est pas prêt. On nous a fait le au provincial aussi... Mais donnons quand même un bonbon «du pot pour tous». Une politique de veule avec le voisin du Sud, un premier ministre sans substance, qui se met les pieds dans les plats au moins une fois par mois. Un homme qui reçoit des gens à 1500$ du couvert, qui va en vacances chez des demandeurs de subventions, mais qui n'y voit pas le mal. Une entente bancale avec Netflix faisant perdre des millions et un silence radio indécent sur les droits de la personne ailleurs dans le monde. Bien oui... Le commerce avant tout.

Ne vous en faites pas chers votants, aux prochaines élections, vous aurez droit à des cadeaux et des promesses. Pour les promesses, ne retenez pas votre souffle, vous pourriez bien en mourir.

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