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28/09/2015 04:38 EDT | Actualisé 28/09/2016 05:12 EDT

La loi du mégaphone

La démocratie, ce n'est pas de crier plus fort que les autres surtout lorsque vous êtes manipulés par des fauteurs de troubles professionnels.

Samedi dernier le 26 septembre, mon épouse et moi nous nous sommes rendu Place Émilie Gamelin pour participer à une marche légale contre le projet de loi 59.

À notre arrivée sur le site, nous avons eu la surprise de voir un groupe dont plusieurs étaient masqués, habillés de noir, portants pour plusieurs des carrés rouges. Une meute hurlante entourée d'une flopée de drapeaux du parti communiste teintant cette contre-manifestation d'un rouge éclatant. Puis, ajoutant l'injure à l'insulte: Un professionnel des manifs chante au mégaphone: Gens du pays, vous êtes des racistes. Le groupe des manifestants légaux, entouré de policiers, n'a jamais pu grossir ses rangs, car tout autour de moi, des dizaines de têtes blanches n'osèrent franchir les lignes bruyantes et colorées formées par de jeunes enragés scandant : Policiers retournez-vous, la racaille est derrière vous.

Ces jeunes menés par des pros de la manif, ont pendant près de deux heures, harcelé, insulté, bousculé les manifestants qui je le répète, avaient tout fait dans les règles.

Quand finalement, le cortège s'est ébranlé. Les quelques dizaines de marcheurs n'ont pu faire que 200 mètres, avant de voir la rue barrée par nos grands démocrates activistes. En fait, les vieux, les jeunes, les mères et les enfants, qui y étaient, étaient tous des fascistes, racistes, bornés, xénophobes. Pourtant à mes côtés, des dames dans la soixantaine croyaient être dans une manifestation contre le dictat de la loi 59.

Ce qui est regrettable est que le service de police, devant escorter la marche, n'est intervenu que pour entourer les marcheurs. Personne n'a cru bon de disperser cette meute hurlante dont plusieurs masqués s'approchaient avec arrogance des policiers. Une seule personne fut avisée d'enlever son masque: un marcheur du groupe anti loi 59. Plus facile à cibler, j'imagine. Les trois commandants du SPVM se sont payé quatre ou cinq meetings, donnant par la suite ordres et contre-ordres. Pauvres policiers ne sachant plus comment intervenir, courant vers un lieu, puis vers un autre, se faisant, narguer, insulter, bousculer, sans trop répliquer.

J'imagine que si cette marche avait été illégale, les manifestants auraient eu droit à petit laïus habituel : Cette marche est illégale, etc.

Le service de police de par son laxisme, vient de démontrer sa totale inefficacité. Je ne blâme pas ici, les policiers ni même les sergents. Mais ces gradés qui devenus les champions de la non-décision, laissant derrière eux, un air d'incompétence ou de manque de courage.

Aux jeunes qui croient participer à une croisade antiraciste et qui croient que le communisme est la clé. Retournez sur les bancs d'école, apprenez l'histoire, oui... Il y a eu des gens avant vous. La démocratie, ce n'est pas de crier plus fort que les autres surtout lorsque vous êtes manipulés par des fauteurs de troubles professionnels.

Nous les têtes blanches, que vous taxez de fascisme, racisme, xénophobie, d'âgisme et j'en passe, avons marché à vos côtés en 2012. Nous avions à cœur la justice et l'équité.

Ce sont ces mêmes valeurs qui nous motivent aujourd'hui et que vous venez de bafouer en bloc.

Pour les communistes du groupe, je citerai Yves Montant : «À vingt ans, il est normal d'être communiste, mais à cinquante, si vous l'êtes encore, c'est que vous n'avez pas compris.»

- Selon une source, quelques membres du groupe Pégida auraient infiltré la marche. Il faut croire, que nos jeunes anarcho-progresso-sociaux-communistes étaient plus renseignés que les marcheurs.

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