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18/08/2018 06:00 EDT | Actualisé 18/08/2018 06:00 EDT

Des élections dans l'air!

Finalement, faute de contenu, on aura du divertissement.

Une chose est certaine, c'est le moment ou jamais. L'homme a décidé de ne pas embarquer dans le salissage. On verra bien.
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Une chose est certaine, c'est le moment ou jamais. L'homme a décidé de ne pas embarquer dans le salissage. On verra bien.

Encore une fois, le bon peuple est appelé à se prononcer. Nous aurons un nouveau gouvernement dans moins de deux mois. Pendant ce laps de temps, nous aurons droit aux promesses, aux épouvantails et aux peurs viscérales.

Notre premier ministre sortant ayant même retrouvé dans sa besace usée, le mot fatal «RÉFÉRENDUM». Mais cette fois, c'est Monsieur Legault qui en est la cible. Monsieur Lisée, n'ayant que peu de chances d'être l'ennemi à abattre, est un peu laissé pour compte. Et Québec solidaire n'est pas encore assez puissant pour blesser qui que ce soit.

Nous aurons droit à des promesses de milliards de dollars... sur cinq ans, bien sûr. D'autres sur l'emploi, le tissu social, les finances, les baisses d'impôts et tout ce qui peut faire plaisir. Oui, c'est le temps des élections.

Ayant assez de problèmes comme ça, Monsieur Couillard a tempéré les ardeurs de son aile jeunesse. NON aux subventions artistiques supervisées et formatées. «Pas de conditions de pourcentage d'ethnie obligatoire». L'aile junior serait-elle devenue marxiste?

Le Parti libéral ne peut s'empêcher de revenir aux petites vacheries.

Mais... Le Parti libéral ne peut s'empêcher de revenir aux petites vacheries. Il faut se défendre contre le frère ennemi. Quand M. Barrette ou Mme Anglade parlent de transfuges, ils auraient intérêt à d'abord se tourner la langue. Quant à Monsieur Couillard, il sait que s'il perd cette fois-ci, le parti se cherchera un chef et des chefs potentiels, il y en a une tonne.

De son côté, Monsieur Legault prie ardemment Saint-Joseph pour que tout se passe bien d'ici la fin de la course. Une chose est certaine, c'est le moment ou jamais. L'homme a décidé de ne pas embarquer dans le salissage. On verra bien.

Le navire s'approche dangereusement des récifs.

Au Parti québécois, on a choisi la dérision. Le navire s'approche dangereusement des récifs. La motivation des troupes est ardue, tous se sentent menacés. Malgré un sourire figé, le chef sait bien qu'il est face à un cuisant revers. Nous aurons droit à une nouvelle course à la chefferie. Les promesses demeurent modestes et les attaques sont finalement moins sournoises que celles des libéraux.

À QS, la belle remontée s'est vite dégonflée. Vincent Marissal n'a pas aidé et je reste persuadé que Manon et le petit frère sont un peu désespérés. Auront-ils deux députés? Possible, mais peu probable.

Quant au reste des partis, on ne les verra pas beaucoup dans les médias. Ils n'ont pas de notoriété, donc pas de visibilité.

Nous aurions aimé entendre parler de proportionnelles. Ce fut déjà dans l'air, mais quel politicien en voudrait? Partager le pouvoir avec d'autres, quelle folie.

Alors nous aurons encore droit aux mauvais scénarios, comme des reprises à la télévision. Les médias tenteront de rendre intéressantes des semaines mornes et sans surprises. Nous aurons peut-être la chance qu'Infoman trouve une pochette surprise et tente de nous distraire un peu. Pour le reste, plus je regarde comment la grisaille s'installe, moins je m'intéresse à la politique. Voter pour voter et attendre quatre autres années pour espérer. Nous n'aurons pas de messie et la vie continue.

Surprise! Déjà, le faux-pas d'un premier du groupe sélect. Remplacer une bonne quille par... une autre quille. Un député se sentant trahi par son chef, ça commence fort. Finalement, faute de contenu, on aura du divertissement.

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