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22/09/2018 06:00 EDT | Actualisé 22/09/2018 06:00 EDT

Des amendes salées pour les cyclistes?

Si les amendes étaient aussi salées que pour les conducteurs automobiles, deviendriez-vous plus disciplinés?

Quand vous suivez une voiture qui clignote pour tourner à l'intersection, ça ne veut pas dire: «allez, vas-y, fonce!»
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Quand vous suivez une voiture qui clignote pour tourner à l'intersection, ça ne veut pas dire: «allez, vas-y, fonce!»

Nous en sommes à la fin de l'été et, allez savoir pourquoi, j'ai hâte qu'il y ait de la neige. Je suis fatigué de ces cyclistes qui foncent tête baissée bien à contresens sur les rues à sens unique, ne respectant pas les arrêts, pas plus que les feux de circulation. Des cyclistes patrouillant les trottoirs sans se soucier des piétons, ou mieux, ceux qui, avec cette petite cloche énervante, te demandent de te tasser, ils passent! Puis, il y ces inconscients qui pédalent sans tenir le guidon de leurs mains, un cellulaire à la main bien dressé devant eux. Je n'ai pas encore compris le concept, ces jeunes sont-ils suicidaires, ont-ils foi en un être supérieur qui les protègent?

Être cycliste, c'est comme conduire tout autre véhicule sur la rue. On ne se promène pas sur les trottoirs, car il y a des gens qui y marchent. S'il y a un panneau d'arrêt, je sais, c'est embêtant, mais il faut au moins ralentir et regarder avant de s'engager.

Je sais que les feux de circulation émanent d'un concept. Quelqu'un a décidé que le rouge était «danger arrêt» et vert «on roule». Alors quand on passe le feu rouge sans s'arrêter ou même ralentir, on se fout du concept et l'autre qui avance ne le sait pas. Et ça peut faire mal. On ne se promène pas à contresens dans un sens unique, pourquoi? Il y a des voitures qui roulent vers toi, des voitures qui sortent de leur entrée ou d'un stationnement en bordure et qui regardent dans le sens du danger.

Quand vous suivez une voiture qui clignote pour tourner à l'intersection, ça ne veut pas dire: «allez, vas-y, fonce!»

Autre chose. Quand, sur une petite rue, il y a dix voitures qui vous suivent au gré de votre bonne volonté, pourriez-vous en avoir vous-même juste un peu? Vous partagez la route, elle n'est pas votre propriété, elle est celle de tous. Encore plus important, quand vous suivez une voiture qui clignote pour tourner à l'intersection, ça ne veut pas dire: «allez, vas-y, fonce!» Vous ne le feriez pas en voiture, alors pourquoi le faites-vous en vélo?

Si une coexistence fonctionne en Europe, elle devrait fonctionner ici aussi.

Il y a quelque temps, une gentille dame descendait la rue Saint-Urbain en vélo, j'avais mis mon clignotant depuis la mi-côte, impossible de me manquer, mais oui, elle m'est rentrée dedans. «Ben là, tu n'as pas vu que je m'en venais?» Une chose que l'on doit comprendre quand on est en vélo: les voitures ne font pas le poids et prendre une débarque ça fait mal. Si une coexistence fonctionne en Europe, elle devrait fonctionner ici aussi.

Si les amendes étaient aussi salées que pour les conducteurs automobiles, deviendriez-vous plus disciplinés?

Si les amendes étaient aussi salées que pour les conducteurs automobiles, deviendriez-vous plus disciplinés? Faut-il se rendre là pour que nous puissions vivre ensemble? Un permis et une plaque? Non... Juste un peu de civisme.

Je fais encore de la bicyclette, c'est un moyen de détente intéressant. Je tente d'observer les règles, car il s'agit de ma survie. Le vivre ensemble n'est pas que pour les automobilistes. Il s'adresse à tout ce qui roule dans la rue, y compris les scooters électriques, les vélos et même les planches à roulettes.

Alors, bon restant d'été et soyez prudents.

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